Les montagnes se découpent
dans un ciel matinal pale et livide. Une succession de monts se superposent
comme des ombres chinois en attendant le lever du soleil. Une teinte pourpre
témoigne de la venue imminente de l’astre du jour.
Au début, une lueur vive
joue avec le sommet d’un massif puis l’arc supérieur déborde au-dessus de la
masse rocheuse. Vite les rayons du soleil baignent les rocs puis les flots du
golfe d’Aqaba.
De l’autre côté du bar de
mer, le Sinaï surgit aux dessus des eaux comme un mirage de la bible. Les
pentes rudes s’élèvent vers les cieux avec vigueur. La chaleur est étouffante
lorsque le soleil commence son ascension vers le zénith.
Après le repas, nous buvons
une boisson chaude au café Fantasia au pont cinq. A côté de nous, un couple
attend sur des fauteuils avec leurs bagages. Je m’approche de la Dame et lui
demande si elle quitte le navire. Elle m’apprend que son mari est malade et
qu’il faut le rapatrié d’urgence en France. Ils prennent un avion à Elath, la
ville d’Israël qui juxtapose Aqaba.
Nous prenons un bus gratuit
pour le centre-ville. Le car est rempli et à treize heures vingt il part. Il
quitte le port puis il longe la côte. Nous passons devant un immense mat où
flotte le drapeau de la Jordanie. La ville s’appuie contre la montagne ocre et
rouge.
Aqaba ressemble à beaucoup
de villes arabes. Les infrastructures sont soit définitivement en cours de
travaux soit prématurément dégradées. Les échoppes sont remplies de produits
locaux avec des marques internationales parfois. Nous découvrons le jardin « Princess
Salma Park » où des bougainvilliers offrent des tons rouges, jaunes et violines
aux arbres desséchés.
Sous une chaleur accablante,
nous déambulons dans les rues de la ville. Nous traversons un petit marché où
des fruits et des légumes s’étalent sur des tréteaux. Puis nous voyons des
échoppes qui vendent des douceurs. Nous arrivons vers une place où la mosquée
Al-Sharif Hussein Bin Ali d’une blancheur immaculée en contraste avec le bleu
du ciel et les tons bruns de la ville.
Nous allons jusqu’à la mer
rouge. De nombreuses personnes se baignent dans le golfe d’Aqaba. Ils portent
des vêtements pour se tremper dans les eaux. Nous revenons au navire vers les
seize heures. La chaleur est fatiguant.
Pendant que nous dînons au
restaurant Zanzibar, le soleil décline vers les montagnes derrière Elath en
Israël. Doucement, le disque lumineux glisse derrière le rocher assombris. Les
eaux du Golfe d’Aqaba miroitent les ultimes lueurs du jour.
Nous assistons quelques
instants au spectacle Symphony puis nous quittons le Théâtre discrètement. Nous
montons au pont quinze pour admirer les lumières de la ville d’Aqaba. L’air est
doux et agréable sous le ciel étoilé d’Arabie. De l’autre côté de la baie, nous
voyons scintiller de mille feux les lumières de la cité israélienne
d’Elath.
Nous rencontrons un couple
de français dont le mari essaie de prendre sa femme avec son appareil compact.
Nous bavardons quelques minutes puis nous continuons notre promenade sur le
pont quinze. Nous montons d’un niveau pour admirer le départ du navire « Norwegian
Star » de la compagnie NCL.
Le pont seize nous conduit à
un cul de sac. Il faut montrer patte blanche pour entrer vers le coin réservé
pour les suites. Ce navire est un véritable labyrinthe. En cas d’incendie ou de
naufrage, il est certain que la configuration du bateau serait une cause de
beaucoup de blessés et de décès.
Ensuite, nous descendons au
pont cinq pour écouter une violoniste et une pianiste pendant que nous buvons
un café. Au bout de deux morceaux, elles sont remplacées par un harpiste et un
guitariste. Nous retournons à la cabine pour rejoindre les rêves.
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