mercredi 5 avril 2017

Aqaba (Jordanie) sur le MSC Fantasia

Les montagnes se découpent dans un ciel matinal pale et livide. Une succession de monts se superposent comme des ombres chinois en attendant le lever du soleil. Une teinte pourpre témoigne de la venue imminente de l’astre du jour.
Au début, une lueur vive joue avec le sommet d’un massif puis l’arc supérieur déborde au-dessus de la masse rocheuse. Vite les rayons du soleil baignent les rocs puis les flots du golfe d’Aqaba.
De l’autre côté du bar de mer, le Sinaï surgit aux dessus des eaux comme un mirage de la bible. Les pentes rudes s’élèvent vers les cieux avec vigueur. La chaleur est étouffante lorsque le soleil commence son ascension vers le zénith.
Après le repas, nous buvons une boisson chaude au café Fantasia au pont cinq. A côté de nous, un couple attend sur des fauteuils avec leurs bagages. Je m’approche de la Dame et lui demande si elle quitte le navire. Elle m’apprend que son mari est malade et qu’il faut le rapatrié d’urgence en France. Ils prennent un avion à Elath, la ville d’Israël qui juxtapose Aqaba.
Nous prenons un bus gratuit pour le centre-ville. Le car est rempli et à treize heures vingt il part. Il quitte le port puis il longe la côte. Nous passons devant un immense mat où flotte le drapeau de la Jordanie. La ville s’appuie contre la montagne ocre et rouge.
Aqaba ressemble à beaucoup de villes arabes. Les infrastructures sont soit définitivement en cours de travaux soit prématurément dégradées. Les échoppes sont remplies de produits locaux avec des marques internationales parfois.  Nous découvrons le jardin « Princess Salma Park » où des bougainvilliers offrent des tons rouges, jaunes et violines aux arbres desséchés.
Sous une chaleur accablante, nous déambulons dans les rues de la ville. Nous traversons un petit marché où des fruits et des légumes s’étalent sur des tréteaux. Puis nous voyons des échoppes qui vendent des douceurs. Nous arrivons vers une place où la mosquée Al-Sharif Hussein Bin Ali d’une blancheur immaculée en contraste avec le bleu du ciel et les tons bruns de la ville.
Nous allons jusqu’à la mer rouge. De nombreuses personnes se baignent dans le golfe d’Aqaba. Ils portent des vêtements pour se tremper dans les eaux. Nous revenons au navire vers les seize heures. La chaleur est fatiguant.
Pendant que nous dînons au restaurant Zanzibar, le soleil décline vers les montagnes derrière Elath en Israël. Doucement, le disque lumineux glisse derrière le rocher assombris. Les eaux du Golfe d’Aqaba miroitent les ultimes lueurs du jour.
Nous assistons quelques instants au spectacle Symphony puis nous quittons le Théâtre discrètement. Nous montons au pont quinze pour admirer les lumières de la ville d’Aqaba. L’air est doux et agréable sous le ciel étoilé d’Arabie. De l’autre côté de la baie, nous voyons scintiller de mille feux les lumières de la cité israélienne d’Elath. 
Nous rencontrons un couple de français dont le mari essaie de prendre sa femme avec son appareil compact. Nous bavardons quelques minutes puis nous continuons notre promenade sur le pont quinze. Nous montons d’un niveau pour admirer le départ du navire « Norwegian Star » de la compagnie NCL.
Le pont seize nous conduit à un cul de sac. Il faut montrer patte blanche pour entrer vers le coin réservé pour les suites. Ce navire est un véritable labyrinthe. En cas d’incendie ou de naufrage, il est certain que la configuration du bateau serait une cause de beaucoup de blessés et de décès.

Ensuite, nous descendons au pont cinq pour écouter une violoniste et une pianiste pendant que nous buvons un café. Au bout de deux morceaux, elles sont remplacées par un harpiste et un guitariste. Nous retournons à la cabine pour rejoindre les rêves.

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