samedi 8 avril 2017

Héraklion (Crète) sur le MSC Fantasia

Ce matin au lever, le ciel est chargé de nuages. Le soleil se lève dans une heure environ. Le navire semble atteint de la maladie de Parkinson. Il est pris de tremblements qui remuent les couverts et font bouillonner les boissons. Un lambeau d’azur déchire les nuées et une lueur vient éclairer la cabine plongée dans une certaine pénombre.
Après le repas, je vais sur le pont quinze. Les passagers sont rares. En effet, malgré un léger soleil, le vent reste frais. Lorsqu’il ne vente pas, l’air demeure agréable même en pleine mer. Les nuées torturées traversent le ciel. Lentement, l’azur repousse vers le large les nuages gris.
Le navire suit doucement la côte crétoise. Vraiment à la lenteur d’une limasse, le bateau glisse sur les eaux de la mer de crête. Au fond, les paysages diverses de la berge défilent comme un film au ralenti. Sur une colline qui dévale sur la mer, des éoliennes tournent au grès du vent. 
Enfin, je vois enfin la cité d’Héraklion. D’abord, l’aéroport se dessine à l’abord de la ville, puis c’est le tour du port avec quelques quatre navires de croisière qui ont déversé leurs passagers. Le nôtre arrive avec deux heures de retard probablement pour des raisons d’économie de carburant. Les gens sont légèrement énervés par la situation.
Enfin, le bateau accoste dans le port. Les excursionnistes doivent aller dans leur point de rendez-vous. Le nôtre est au bar «Insolito » au pont sept. Nous attendons que les passerelles soient mises afin de pouvoir débarquer. Que dix-huit passagers francophones prennent place dans le car. Avant de partir, nous voyons quatre personnes au badge numéro vint cinq qui ont raté leur bus ! Etrange organisation.
Notre guide se prénomme Sissi. Elle nous parle de la naissance de la civilisation Minoenne et la création du palais Cnossos. Elle nous donne des informations concernant cette étonnante construction qui s’étend sur vingt milles mètres carré pour accueillir une population entre quarante à quatre-vingt mille personnes. Le Palace recouvrait toutes les fonctions de la vie politique, religieuse et courante. La partie centrale était occupée essentiellement par le roi, la cour, les serviteurs et la périphérique par la population.
Après avoir bu un chocolat chaud, et André mangé un baklava. Nous regagnons le car. Là, notre groupe récupère des passagers francophones d’autres cars qui ont été oublié au bateau. Ceux-ci ont été amenés au site archéologique par un car où ils étaient debout. Le couple derrière nous semble vraiment mécontent.
Une visite de la ville d’Héraklion est proposée. Le nom est en l’honneur du héros grec « Héraclès » qui avait un temple à cet emplacement. La ville a été sous contrôle des arabes, des vénitiens puis des ottomans. La crête devient indépendante puis les crétois ont demandé à être rattachés à la Grèce.
Nous revenons au navire à dix-neuf heure trente alors que le tous à bord était prévu pour dix-neuf heures. Le bateau quitte le port à vingt heures trente environ.

Ce soir, nous effectuons un nouveau changement d’heure. Nous sommes maintenant en phase avec la France. 

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