Ce matin au lever, le ciel
est chargé de nuages. Le soleil se lève dans une heure environ. Le navire
semble atteint de la maladie de Parkinson. Il est pris de tremblements qui
remuent les couverts et font bouillonner les boissons. Un lambeau d’azur
déchire les nuées et une lueur vient éclairer la cabine plongée dans une
certaine pénombre.
Après le repas, je vais sur
le pont quinze. Les passagers sont rares. En effet, malgré un léger soleil, le
vent reste frais. Lorsqu’il ne vente pas, l’air demeure agréable même en pleine
mer. Les nuées torturées traversent le ciel. Lentement, l’azur repousse vers le
large les nuages gris.
Le navire suit doucement la
côte crétoise. Vraiment à la lenteur d’une limasse, le bateau glisse sur les
eaux de la mer de crête. Au fond, les paysages diverses de la berge défilent
comme un film au ralenti. Sur une colline qui dévale sur la mer, des éoliennes
tournent au grès du vent.
Enfin, je vois enfin la cité
d’Héraklion. D’abord, l’aéroport se dessine à l’abord de la ville, puis c’est
le tour du port avec quelques quatre navires de croisière qui ont déversé leurs
passagers. Le nôtre arrive avec deux heures de retard probablement pour des
raisons d’économie de carburant. Les gens sont légèrement énervés par la
situation.
Enfin, le bateau accoste
dans le port. Les excursionnistes doivent aller dans leur point de rendez-vous.
Le nôtre est au bar «Insolito » au pont sept. Nous attendons que les
passerelles soient mises afin de pouvoir débarquer. Que dix-huit passagers
francophones prennent place dans le car. Avant de partir, nous voyons quatre
personnes au badge numéro vint cinq qui ont raté leur bus ! Etrange
organisation.
Notre guide se prénomme
Sissi. Elle nous parle de la naissance de la civilisation Minoenne et la
création du palais Cnossos. Elle nous donne des informations concernant cette
étonnante construction qui s’étend sur vingt milles mètres carré pour accueillir
une population entre quarante à quatre-vingt mille personnes. Le Palace
recouvrait toutes les fonctions de la vie politique, religieuse et courante. La
partie centrale était occupée essentiellement par le roi, la cour, les
serviteurs et la périphérique par la population.
Après avoir bu un chocolat
chaud, et André mangé un baklava. Nous regagnons le car. Là, notre groupe
récupère des passagers francophones d’autres cars qui ont été oublié au bateau.
Ceux-ci ont été amenés au site archéologique par un car où ils étaient debout.
Le couple derrière nous semble vraiment mécontent.
Une visite de la ville
d’Héraklion est proposée. Le nom est en l’honneur du héros grec
« Héraclès » qui avait un temple à cet emplacement. La ville a été
sous contrôle des arabes, des vénitiens puis des ottomans. La crête devient
indépendante puis les crétois ont demandé à être rattachés à la Grèce.
Nous revenons au navire à
dix-neuf heure trente alors que le tous à bord était prévu pour dix-neuf
heures. Le bateau quitte le port à vingt heures trente environ.
Ce soir, nous effectuons un
nouveau changement d’heure. Nous sommes maintenant en phase avec la France.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire