Ce matin, le navire se
trouve déjà dans le cana de suez. Il est escorté par deux avisos de la marine
égyptienne. Il suit un convoi où les bateaux doivent respecter un intervalle
d’un mile.
Le disque orangé bondit
au-dessus de la brume du désert, Asie Mineure. Le sable du Sinaï s’étend vers
l’horizon en formant des dunes basses et étales. De l’autre côté c’est
l’Afrique avec des oasis, des villes artificielles qui bénéficient de l’eau du
Nil apporté ici pour la construction du canal. Le navire glisse lentement entre
les deux berges dissemblables, entre sables et verdures.
Vers midi et demi, nous
apercevons sur une berge un grand disque bleu encadré par deux personnages de
l’Egypte Antique. Le médaillon commémore la date de nationalisation du canal en
28 juillet 1956 et celle de sa réfection le 6 août 2015 par le Suez Canal
Authority. Derrière le monument des immeubles s’alignent le long de la rive.
Régulièrement, nous voyons
des ferries effectuées les navettes entre les deux rives du Canal. Les
passagers nous font signes depuis la berge. Les gens du navire leur rendent la
politesse. Régulièrement, des fortins se dressent sur le sable avec des postes
d’observation. Les militaires contrôlent la zone pour la sécurité des navires
qui effectuent le passage. Parfois, l’armée a déposé des ponts flottants près à
l’emploi pour traverser le canal en cas de nécessité.
Le navire passe sous un pont
qui jettent ses deux bras de chaque côté du canal. Il est quatorze heures. Des
harpes en acier solidifient la construction au-dessus des eaux. Les piliers de
la route s’étalent sur des centaines de mètres de chaque côté. L’impressionnant
édifice détonne dans ce vaste désert.
A seize heure quarante, le
navire entre dans la méditerranée, la Mare Nostrum. Nous voici de retour dans
les eaux communes à l’Europe, l’Asie Mineure et l’Afrique. La lune presque
pleine brille déjà au-dessus des flots. Le bateau met le cap vers la Grèce.
Vers les dix-huit heures
trente, le directeur de croisière annonce qu’à cause d’une attente trop
importante à l’entrée du canal de Suez l’arrivée à Héraklion prévue à treize
heures aura lieu à quinze heures. Deux heures plus tard ! Je suis hors de
moi. Là, je suis vraiment très mécontent. La compagnie MSC nous prend vraiment
pour des idiots. Comme si sur dix heures de navigation, le navire ne peut pas
récupérer douze minutes par heure en accélérant la vitesse !
Lors du spectacle à dix-neuf
heures, le directeur de croisière est reçu froidement par la salle. Il n’arrive
pas à mettre l’ambiance et il est un peu hué. Quand il fait le tirage d’une
soi-disant excursion gratuite, l’accueil est plutôt glacial avec ses simagrées
ridicules.
Heureusement, le spectacle
de Serge Massot met de l’ambiance avec sa marionnette Charly. A la fin, le directeur de croisière abrège ses
présentations pour éviter la froideur des passagers à son égard.
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