La mer semble un peu plus
calme ce matin. A l’horizon une brume légère plane au-dessus des eaux. Le
disque solaire orangé d’un seul coup émerge de la mer rouge. Puis il s’élève
doucement dans un ciel passablement grisâtre.
Le navire effectue un quart
de tour. Je vois l’ombre de la porte fenêtre glisser sur la moquette de la
cabine. Le soleil qui brille à l’est sur le balcon se retrouve à l’arrière du
bateau. Puis le directeur de croisière effectue une annonce en cinq langues
pour nous prévenir que suite à une urgence médicale le navire a changé de cap
pour aller vers le port de « Nissour » (?) afin d’évacuer le
malade.
Puis en fin de matinée, le
directeur de croisière effectue une nouvelle annonce où il précise que le
navire se dirige vers les côtes saoudiennes en direction du port de Yanbu à
côté de la grande ville de l’islam : Médine.
A onze heures, je vais au
point informatif francophone de Flora. J’attends environ un quart d’heure sans
qu’elle vienne. Alors un peu désappointé, je reviens à la cabine rejoindre
André.
Vers midi, le navire reprend
la direction d’Aqaba. Le directeur de croisière annonce que notre arrivée est
prévue pour neuf heures au lieu de huit. Par contre, le départ est repoussé à
vingt-une heures.
Le ciel est couvert et la
mer un peu agité. La navigation se fait plus rapide. Pendant que nous prenons
un café au pont cinq au bar Fantasia, nous voyons la position du navire sur un
écran derrière le comptoir de l’accueil.
A seize heures moins dix, je
fais la queue pour avoir un Aquaba Shuttle Bus Ticket. Une foule survoltée
attend pour retirer ce fameux sésame afin d’avoir accès au car qui nous conduit
gratuitement au centre d’Aqaba. Des resquilleurs essaient de s’insérer dans la
file. Ceux qui se font prendre se retrouver tancer par les gens qui attendent
depuis longtemps. Il me faut vingt minutes pour avoir le bus dix-huit pour
quatorze heures.
Le soir au théâtre nous
regardons le spectacle de l’équipage. Des chanteurs se succèdent. Un philippin
jongle avec des fanons au bout de baguette. Puis il excelle avec deux boules
lumineuses qui changent de couleur. Les trainées de lumière tracent des formes
magnifiques dans le noir. Ensuite l’équipe de pompier du bateau représente un haka
de Samoa. Pendant quelques minutes nous avons droit à des hurlements, des
démonstrations de virilités sur la scène. Puis des mains lumineuses effectuent
des circonvolutions sous fond noir. Le mot LOVE apparait deux fois. Enfin le
final est composé de deux chants avec le publique. Le premier est un tube de
Mercury : We are the champion et le deuxième de Village People :
YMCA. Tout se termine dans la bonne humeur sur la scène.
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