mardi 4 avril 2017

Côtes saoudiennes de la mer rouge

La mer semble un peu plus calme ce matin. A l’horizon une brume légère plane au-dessus des eaux. Le disque solaire orangé d’un seul coup émerge de la mer rouge. Puis il s’élève doucement dans un ciel passablement grisâtre.
Le navire effectue un quart de tour. Je vois l’ombre de la porte fenêtre glisser sur la moquette de la cabine. Le soleil qui brille à l’est sur le balcon se retrouve à l’arrière du bateau. Puis le directeur de croisière effectue une annonce en cinq langues pour nous prévenir que suite à une urgence médicale le navire a changé de cap pour aller vers le port de « Nissour » (?) afin d’évacuer le malade.
Puis en fin de matinée, le directeur de croisière effectue une nouvelle annonce où il précise que le navire se dirige vers les côtes saoudiennes en direction du port de Yanbu à côté de la grande ville de l’islam : Médine.
A onze heures, je vais au point informatif francophone de Flora. J’attends environ un quart d’heure sans qu’elle vienne. Alors un peu désappointé, je reviens à la cabine rejoindre André.
Vers midi, le navire reprend la direction d’Aqaba. Le directeur de croisière annonce que notre arrivée est prévue pour neuf heures au lieu de huit. Par contre, le départ est repoussé à vingt-une heures.
Le ciel est couvert et la mer un peu agité. La navigation se fait plus rapide. Pendant que nous prenons un café au pont cinq au bar Fantasia, nous voyons la position du navire sur un écran derrière le comptoir de l’accueil.  
A seize heures moins dix, je fais la queue pour avoir un Aquaba Shuttle Bus Ticket. Une foule survoltée attend pour retirer ce fameux sésame afin d’avoir accès au car qui nous conduit gratuitement au centre d’Aqaba. Des resquilleurs essaient de s’insérer dans la file. Ceux qui se font prendre se retrouver tancer par les gens qui attendent depuis longtemps. Il me faut vingt minutes pour avoir le bus dix-huit pour quatorze heures.

Le soir au théâtre nous regardons le spectacle de l’équipage. Des chanteurs se succèdent. Un philippin jongle avec des fanons au bout de baguette. Puis il excelle avec deux boules lumineuses qui changent de couleur. Les trainées de lumière tracent des formes magnifiques dans le noir. Ensuite l’équipe de pompier du bateau représente un haka de Samoa. Pendant quelques minutes nous avons droit à des hurlements, des démonstrations de virilités sur la scène. Puis des mains lumineuses effectuent des circonvolutions sous fond noir. Le mot LOVE apparait deux fois. Enfin le final est composé de deux chants avec le publique. Le premier est un tube de Mercury : We are the champion et le deuxième de Village People : YMCA. Tout se termine dans la bonne humeur sur la scène. 

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