mardi 31 janvier 2017

Sydney - Brisbane



Au lever, le navire glisse dans la baie de Sydney. En face de la porte vitrée, le pont Sydney Harbor Bridge se dresse devant nous. Les nuées se pourprent et le soleil s’ébroue de tous ses rayons. La chaleur nous enveloppe à nous étouffer.
Au petit-déjeuner, les passagers s’agitent dans tous les sens. Les gens sont pressés de quitter le navire et de rentrer chez eux pour reprendre leur petite habitude.
Nous décidons de quitter le navire pour prendre un cappuccino au Café Belge sur la promenade du Quaie de l’opéra. Puis nous prenons le train au Circular Quay jusqu’au Domestic Airport pour embarquer dans l’avion de la Tigerair Sydney-Brisbane de 14h40.
Le vol dure une heure trente mais avec le décalage horaire d’un nous arrivons trente minutes plus tard à Brisbane. Nous utilisons le Train Queenland Express pour atteindre le centre de la cité. Nous avons loué un appartement au 19ème étage dans l’édifice de ParkRégis. Nous avons un vue sur le fleuve Brisbane River.
Nous longeons Roma Street jusqu’au centre pour effectuer quelques achats au Supermarché Coles Central. En revenant à l’appartement, André achète des bananes et deux avocats à un étage sur la grande place.
Le soleil se couche sur Brisbane et colore les nuées pendant plusieurs minutes.

Vol Sydney Brisbane...

Au lever, la vue depuis le balcon embrasse le port de Sydney. Le navire est amarré au quai comme s’il n’était jamais parti. Il entretient une conversation épisodique avec le magnifique édifice de style victorien de l’Australian Steam Navigation Building qui trône en face de lui. Ses cinq étages sont dominés par la quinzaine de ponts de son ami à la continuelle bougeotte. L’œuvre d’art architecturale pionnière dans le quartier historique The Rocks, en briques polychromes et en grès local, surplombée par de pittoresques pignons hollandais chapeautés de cuivre, née à la fin du dix-huitième siècle, ce témoin immobile depuis des lustres, raconte ses souvenirs au vaisseau des mers qui, à chaque retour, lui narre à son tour ses aventures maritimes. Les histoires pêle-mêle sur les épidémies, les bidonvilles, les activités commerciales et les scènes de vie sur les condamnés, les officiers, les baleiniers, les marins, les prostitués, les gangs de rue passionnent le jeune navire né à l’aube du vingt-et-unième siècle.
Lors du dernier petit-déjeuner à bord, un jeune serveur passe devant la table où André et Patrick ont trouvé à s’installer en bordure du buffet. Il salue André et lui disant avec le sourire no camomille in the morning, pas de camomille le matin. En début de croisière André lui commanda une première fois deux infusettes dans une tasse ; depuis lors, quand André s’approchait, la boisson était préparée sans rien avoir à demander.
L’abondance demeure au buffet pour le dernier repas, toutefois certains mets sont privilégiés. Le bocal des noix reste vide tandis que le vaste récipient du bacon est rempli très régulièrement. Au premier plan, André voit une courte file d’attente se renouveler devant le lard aux nombreux adeptes. Aucun profil particulier pour manger du bacon, seules les quantités varient dans les assiettes. Un monsieur âgé sépare à même le plat la graisse de la viande des morceaux choisis ; étonnant !
Après la collation plus frugale par manque de choix végétariens, le couple retourne à la cabine pour les derniers préparatifs avant de débarquer. L’intérieur est pris en photo. Alors qu’André et Patrick s’apprêtent à quitter la cabine un peu avant neuf heures, Aris frappe à la porte, probablement pressé de bichonner la suite avant les nouveaux passagers. Le couple débarque en moins de dix minutes. Tout se déroule comme sur du velours. Emily est la dernière personne à saluer le couple qui sort de l’enceinte de la gare maritime sans contrôle de passeport ; seul le questionnaire individuel d’entrée en Australie est remis à un membre du département de l'agriculture ; un jeune homme barbu en uniforme plus grand qu’André.
Dans le cadre du nouvel an lunaire chinois des œuvres conséquentes décorent le port. Un chariot, tel celui de Ben Hur, tiré par quatre chevaux, une réalisation toute en couleurs, grandeur nature, de l’artiste Quian Jian Hua d’origine chinoise, est prêt à s’élancer vers la poupe du paquebot. Un jeu de mah-jong en forme de caniche, aux tuiles géantes, est photographié à la proue. Deux jeunes filles qui s’apprêtent à embarquer sont photographiées avec leur appareil par André devant l’imposante silhouette du navire. Des singes, un dragon, des souris sur un arc-en-ciel, tous et toutes de la taille de Gulliver, jalonnent le trajet suivi par André et Patrick le long du port pour se rendre au Guylian Belgian Chocolate Café fondé en 1960 par Guy et Liliane Foubert. Deux cappuccinos au lait d’amande sont commandés à un jeune serveur français. Jean-Lou vit en Australie depuis plus d’une année. Originaire d’Orléans, venu avec un visa vacances-travail, il vient juste d’arriver à Sydney.
Après un temps de détente à l’intérieur du café climatisé, l’air de la terrasse étant bouillant, André et Patrick vont prendre le train à la station Circular Quay pour se rendre à l’aéroport domestique de Sydney. Avant de monter à bord du convoi en partance, sur le quai, ils sont photographiés devant le Voyager of the Seas par un homme asiatique. Il prend plusieurs clichés sous le regard amusé de sa femme qui garde un œil sur leurs deux enfants.
Ils arrivent vers onze heures à l’aéroport. Au comptoir de Tigerair une employée les invite en souriant à revenir une heure trente plus tard pour procéder à l’enregistrement à une borne automatique ; ils sont trop en avance sur l’horaire de leur vol. Une petite table blanche privée de chaises vers un vitrage dans l’espace commun est libre ; deux jeunes asiatiques se lèvent pour offrir spontanément leur chaise. André œuvre à écrire sur l’ordinateur. Patrick se connecte avec l’iPad sur Internet ; la connexion est gratuite dans tout l’aéroport. Midi passe. Patrick choisit une part de cake au display du café attenant pour satisfaire une petite faim.
La borne automatique délivre les étiquettes à bagages et imprime les cartes d’embarquement. Une employée apporte son concours à Patrick pour fixer correctement l’étiquette sur sa valise. Celle d’André le suivra dans la cabine de l’avion ; toutefois au bag drop, au dépôt automatisé des bagages, une employée vérifie son poids qui doit être inférieur à sept kilos. Le feu vert est donné. La valise de Patrick est avalée par les chenilles automatisées. Un passage latéral entre les robots permet de joindre l’étape suivante qui concerne les bagages à mains. S’agissant d’un vol intérieur, le contrôle est plus souple et plus rapide que lors des vols internationaux. Une trentaine de minutes suffit pour procéder aux deux stades du processus qui permet d’entrer dans la zone d’embarquement où de nombreuses boutiques et un food court sont à la disposition des voyageurs. André et Patrick s’installent à une table en bois clair dans l’espace commun aux divers comptoirs alimentaires. Soul Origin est présent parmi les autres étals. André choisit des pâtes aux poivrons rouges, des lentilles mélangées à une céréale inconnue. Patrick opte ensuite pour du riz aux légumes. Un jeune garçon, au minois souriant, assis à la table voisine, propose de les prendre en photo avant de s’en aller. Il annonce venir de Manchester au Royaume-Uni.
En fin de repas, au café Quikshots situé à quelques pas, Patrick commande un thé noir après la prise d’une photo d’un avion Tigerair nettement visible sur le tarmac depuis la baie vitrée en prolongement du café. André le relaie pour un cappuccino. Daniela l’accueille à la caisse à quatorze heures. Elle le complimente sur ses lunettes ; un court bavardage s’ensuit. Une fois le café siroté un peu rapidement, en revenant des toilettes, il transmet son adresse mail à la toute jeune Daniela  qui désire visiter un jour la France. Elle est enchantée de cette attention.
La direction de la porte cinquante-six est prise. Une vaste rotonde surmontée d'une coupole à hélices est traversée pour suivre un couloir en perpendiculaire où se dessine à son extrémité en lettres noires sur une surface concave le mot Tigerair. L’embarquement est déjà commencé. André et Patrick rejoignent la file. André se soustrait à la pesée de sa valise en affirmant avec justesse avoir eu la validation lors de l’enregistrement d’un autre bagage. Des escaliers sont descendus, le tarmac est foulé sous un ardent soleil, la passerelle d’accès est montée, Patrick est pris en photo sur les degrés, Madeline accueille tour à tour avec le sourire les deux voyageurs à l’entrée de l’aircraft, de l’aéronef où une brume pulsée en continu sur le haut du compartiment l’escorte jusqu’aux sièges attribués juste avant les ailes de l’avion. Madeline, positionnée à côté de la jeune fille assise à la droite d’André qui lit en écoutant de la musique, effectue avec deux autres hôtesses les démonstrations de sécurité.
L’Airbus A320 prend son envol telle une majestueuse colombe à quatorze heures quarante. Patrick, assis à côté du hublot, prend diverses photos du ciel durant le voyage. André feuillette le magazine Tigertales, littéralement les Contes du tigre. Il apprend que la compagnie singapourienne est présente depuis neuf ans dans le ciel aérien de l’Australie. Elle pense atteindre en novembre, le mois de l’anniversaire, en nombre de personnes transportées, quasiment l’équivalent de la population du continent, soit plus de vingt millions d’âmes. Après la lecture de certains articles, il relève des informations sur Brisbane.
Malgré les quatre-vingt-dix minutes nécessaires pour parcourir à vol d’oiseau les quelques mille kilomètres entre Sydney et Brisbane, l’appareil atterrit pourtant trente minutes après son décollage, un saut temporel dans les airs l’ayant propulsé soixante minutes dans le passé. Il est quinze heures dix à Brisbane. Patrick est pris en photo à sa descente d’avion. La boucle est bouclée.
Dans l’enceinte de l’aérogare, au bureau d’accueil, Allyce, une dame à la chevelure blanche, dynamique et alerte, escorte André et Patrick au bureau du train aérien. Elle sert d’interprète auprès du jeune homme asiatique présent au comptoir. Elle indique ensuite la marche à suivre pour prendre le train. La complaisante nounou de la bonne fortune est chaleureusement remerciée.
Une quinzaine de minutes plus tard André et Patrick sont installés en voiture ; la facilité du processus incombant à Allyce. En cours de trajet André aperçoit au niveau de la station Fortitude Valley un magnifique édifice d’angle en briques ocre rouge, aux fenêtres cintrées, susceptible d'être le McWhirter's Market Place.
Une bonne trentaine de minutes plus tard le train entre en gare de Roma Street railway station. André et Patrick suivent tour à tour Makerston Street et North Quay. Cinq minutes plus tard, sous un soleil ardent, ils entrent dans la tour Park Regis où ils vont loger. Les seize heures trente s’annoncent. Une jeune femme brune au teint frais et coloré est présente sur une banquette devant la réception de la résidence hôtelière. Envoyée par Joan, la propriétaire de l’appartement loué, elle les guide jusqu’au dix-neuvième étage pour leur montrer leur chez eux. Le logement, situé dans un angle de la tour, est lumineux et bien agencé. Une vue panoramique se dévoile avec la Brisbane River au premier plan. Le couple est enchanté. Les photos publiées par Joan sur le site de la réservation sont tout à fait conformes à la réalité. Une descente en sous-sol permet de situer l’emplacement où déposer les poubelles durant le séjour. L’une des deux cartes magnétiques confiées, servant à entrer dans la résidence et à accéder à tous les espaces communs, est utilisée pour ouvrir la grille du garage où la voiture blanche de la jeune femme est garée. Un cordial signe de main depuis l’habitacle termine sa mission.
André et Patrick commencent à s’installer. André sirote une infusion citron gingembre trouvée dans un placard. Ensuite, ils décident d’aller faire des courses. Le supermarché Cole’s, situé dans le complexe commercial Central Mayer Centre sur Queen Street, repéré par Patrick à Sydney, sera leur destination à un peu plus d’un kilomètre à pieds. Tour à tour les rues Roma, Albert et Queen sont arpentées pour arriver à leur objectif. Le magasin est bien achalandé. André trouve des arachides crues. Des bananes Lady Finger, courtes et de forme légèrement triangulaire, sont découvertes. Ellen, souriante et cordiale, accueille le couple à la caisse à dix-huit heures. Jill, une collègue à la caisse voisine, prononce les mots Bye guys, au revoir les garçons, après un bref bavardage à quatre.
Lors du retour, le long de la rue piétonne Queen, André voit un jeune homme accroupi, un genou posé au sol devant un vélo dont il gonfle une roue au moyen de son téléphone portable ; c’est tout au moins l’illusion donnée par la gestuelle précise du garçon. Au niveau de l’hôtel de ville surmonté d’une tour à l’horloge, des bananes Cavendish et deux avocats sont achetés sur un étal. Les prix sont nettement plus bas qu’au supermarché. L’avocat revient à un dollar contre trois chez Cole’s où le mûrissement était absent. André félicite son interlocuteur pour les fruits mûrs et le remercie d’être là. Plus loin sur Roma, André aperçoit un homme qui se déplace adroitement avec des béquilles. Sa jambe droite a été amputée au-dessous du bassin. Celle du pantalon est repliée sous le moignon. Son aisance interpelle. André s’interroge à son sujet et sur lui-même s’il était confronté à la même incapacité.
Lors du dîner, le jour décline. Les collines rougeoient à l’horizon où l’astre solaire disparaît progressivement. Patrick est aux premières loges pour prendre des photos du coucher de soleil. La première soirée à Brisbane se déroule agréablement. La nuit est tombée. Les milliers de lumières de la ville témoignent d’une forte activité humaine dans la capitale de l'état du Queensland, la troisième plus grande ville d’Australie…
























lundi 30 janvier 2017

Océan Pacifique Mer de Tasmanie

Un vaste nuage grisâtre glisse à la rencontre du soleil en trainant derrière lui des nuées effilées. Il joue à cache-cache avec l’astre du jour. Les rayons s’étirent sur les flots de l’océan Pacifique ondulant au gré du vent. Les eaux calmes ne sont guère perturbées par le passage du navire. 
Le matin, vers les quatre heures, sur le pont douze, juste au-dessus de la cabine, un tintamarre d’objets trainés, frappés, maltraité me réveille et perturbe le sommeil réparateur de la nuit. Je trouve étrange la politique de cette compagnie qui ne respecte pas la tranquillité des passagers.  

Extrait : POETE !
En vérité,
La vie est courte.
Est-il utile
De l’emplir d’aboiement
Ou de passer son temps à braire !
Michel Chevrier

Après une promenade au pont douze, nous remontons dans la cabine pour effectuer le check in pour l’avion Sydney-Brisbane. Les formalités se déroulent parfaitement alors nous pouvons aller assister au pont cinq à la dernière parade du Navire.
Les personnages Dreamworks défilent sur la Promenade mais la faible lumière ne permet pas de prendre de bonne photographie. Puis nous allons au pont huit pour imprimer nos boarding pass pour l’avion. Nous sommes maintenant parés pour d’autres aventures.
Pendant le repas nous faisons nos adieux à Sandra. Puis nous allons au théatre La Scala pour le spectacle d’au revoir.

Océan Pacifique à perte de vue…

Au lever la douce luminosité solaire fait écho aux légers scintillements des flots qui s’animent avec indolence.
André et Patrick changent de place pour le petit-déjeuner. Le soleil brille généreusement à bâbord et invite le couple à s’asseoir au bord du vitrage pour bénéficier de ses chauds rayons. Une coulée d’argent scintille sur flots sous le faisceau de l’astre.
A une table voisine, une petite dame à l’âge incertain, au visage dessiné de rides, à la fine chevelure alcalescente encadrant son visage, manie avec dextérité un couteau pour séparer de leur pelure la pulpe des quartiers d’un pamplemousse.
Dans la matinée Patrick restitue à la bibliothèque du navire le livre d’Abbie Taylor L’enfant d’Emma emprunté par André. La lecture est suspendue au chapitre sept, au sixième jour, à la date du vendredi 22 septembre.
Un immense gâteau à la crème trône à l‘entrée du buffet. Un message de remerciement pour avoir navigué avec l’équipage à bord du Voyager of the Seas, rédigé manuellement à la crème au beurre en pleins et en déliés, se dévoile à la surface de la royale pâtisserie. Au cours du déjeuner Sandra annonce à André et Patrick avoir dansé tout son soûl au pont quatorze jusqu’à quatre heures du matin. Demain elle débarque de très bonne heure et souhaite dire au revoir au couple lors du dîner.
La température s’affiche à vingt-deux degrés dans la cabine au retour du buffet malgré la porte du balcon restée ouverte durant tout le repas. La pendulette est posée dehors pour connaître celle extérieure qui s’avère très vite être supérieure de cinq degrés.
Vers treize heures le ciel est exempt de tout nuage. La voute azurée est tellement lumineuse que l’appareil photo de Patrick refuse de faire la mise au point. Quelques fins filaments crayeux sont à peine perceptibles dans l’étendue bleu clair.
Le blog s’actualise. La connexion internet étant aussi indolente que l’avancée du navire, les photos sélectionnées pour étoffer les narrations des journées passées sur l’île mystérieuse et à Nouméa seront ajoutées plus tard sur le continent australien.
André se délasse dans un bain.
Le thé de l’après-midi offre à Patrick de savourer un scone nature agrémenté de crème anglaise. André opte pour une petite pâtisserie carrée poire amande. Du thé accompagne les douceurs. Un garçon d’une douzaine d’années bavarde avec André lors d’un déplacement au buffet. Australien, il étudie le français depuis deux ans ; l’apprentissage de la langue l’enthousiasme. Un appareil dentaire masque ses dents.
Une visite du pont quatorze, dont les vitrages inclinés révèlent un panorama des ponts piscine, et une marche au pont douze succèdent à la pause gourmande. Vers les ascenseurs, une salutation cordiale est échangée entre André et un monsieur qui se déplace en permanence avec une béquille. Leurs diverses rencontres, favorisées par le hasard, remontent à quelques jours. Le soleil darde de chauds rayons et le ciel est toujours aussi bleu. Les nuages voguent sous d’autres cieux. Un film d’animation, Finding Dory, est en cours de diffusion sur le grand écran. Un tumultueux périple aérien et aquatique s’empare des protagonistes. Après une trentaine de minutes de marche aussi calme que les flots, une balade est effectuée sur la Promenade où les étals regorgent de marchandises pour les derniers achats. Une parade est annoncée après dix-sept heures. Avant le défilé, André et Patrick remontent à la cabine pour effectuer sur ordinateur un check-in online sur le site de la compagnie d’aviation Tigerair.
Debout dans un balconnet au pont six, ils suivent la parade Move it ! Move it ! Les personnages médiatisés de DreamWorks défilent gaiement dont le fameux panda Po. Des bambins assis sur la moquette, accompagnés par une dame asiatique, laissent pendre leurs jambes dans le vide au travers de la rambarde arrondie. La lumière tamisée restreint la netteté des photos. Une effervescence s’empare de l’assistance durant le cortège coloré et ludique.
La parade se termine. Un bain de foule accueille le couple sur la Promenade. Il se rend à la bibliothèque au pont huit pour imprimer les bordereaux de Tigerair suite à l’enregistrement en ligne. Deux jeunes filles jouent aux cartes sur la moquette devant les terminaux d’ordinateurs. Une connexion sur la messagerie d’André permet de lancer l’impression des deux documents.
André se consacre à l’écriture avant le dîner. L’océan s’agite. Les vagues se chahutent et s'entrechoquent dans des envolées d’écume. Patrick se connecte sur Internet avec difficulté pour envoyer un mail à ses parents.
La peau de la banane Vudi est devenue noire. André se délecte avec de grosses rondelles à la succulente chair suave, parfumée et délicate. Patrick fait honneur aux cerises charnues poêlées dans leur jus. Durant le repas, Sandra se joint au couple pour l’au revoir. Son départ demain est prévu à sept heures. Une heure de train avec un changement à Central sera nécessaire pour parcourir la bonne vingtaine de kilomètres qui la sépare de son domicile où elle va reprendre une routine bien rôdée au regard du déroulement journalier détaillé. Elle réside dans Woolooware, une banlieue au sud de Sydney dans le comté de Sutherland. L’instant de la séparation approche. Des hugs sont échangés avec l’amicale passagère. André lui souhaite de l’amour en lui disant take care, prend soin de toi. Les yeux de la jeune femme se brouille devant l’émotion, elle essuie quelques larmes, sourit et s’éloigne sans se retourner.
La soirée de l’au revoir au théâtre débute par des extraits de la vidéo tournée durant la croisière. André ressent l’impression d’être sur un autre navire tant les images lui sont étrangères. Cela ressemble à de la promotion. Tous les visages sont souriants. Les passagers filmés dans leurs activités sont tous épanouis, en pleine euphorie et joyeux de vivre. Un petit film loufoque et burlesque sur une journée à bord de Mitch, le directeur de croisière, précède un long laïus du remuant jeune homme. La première partie du spectacle est animée par la soprano Emily Garth à son avantage dans une longue robe rubis au généreux décolleté. Elle termine sa prestation ovationnée par la chanson Time to say Good Bye, Il est temps de se dire au revoir, inspirée du Con te partirò d’Andrea Boccelli. Toutefois l’interprétation est bancale. L’artiste mélange l’anglais et l’italien. Le résultat discordant est désagréable à l'oreille. Cette appréciation du couple semble peu partagée car  l’auditoire applaudit à tout rompre. La suite du programme est consacrée à la gestuelle de l’artiste Sean Laughlin qui mêle jongleries et facéties avec le public. Le tableau final offre une courte revue de la troupe des chanteurs et danseurs du navire. A l’issue de leur numéro coloré et détonant, ils sont rejoints sur scène par des officiers, par l’équipe d’animation dont le jeune asiatique joueur de guitare assidu à l’entrée du buffet, et par des membres de l’équipage représentant les différents secteurs d'activités du bord.
La soirée se termine à une heure avancée de la soirée. André et Patrick vont se blottir dans les bras de Morphée…

















dimanche 29 janvier 2017

Pacifique Sud



Le soleil brille au-dessus du Pacifique. Deux gros nuages teintés de pourpre entrent en collision glissant sur les flots. La chaleur matinale reste satisfaisante bien que le navire s’éloigne des tropiques pour atteindre la ville de Sydney.
Après le petit déjeuner, le ciel se dégage et les rayons solaires illuminent l’océan de ses étincelles de lumière. Les vagues s’agitent modérément au passage du navire. Le temps passe lentement au rythme de la navigation.
Lentement, le soleil s’élève dans le ciel et vient caresser le côté tribord où donne le balcon de la cabine. La porte vitrée grande ouverte permet d’entendre la douce romance, les flots chantent lorsqu’elles viennent flatter la coque du bateau. 
L’après-midi, je vais au théâtre La Scala pour regarder le film d’animation Kung Fu Panda 3. Les sièges sont pris d’assauts alors que la séance est déjà commencée. Il faut bien un quart d’heure avant que les mouvements cessent et que le public soit concentré sur l’action.
Vers Seize heures trente, nous effectuons une pause. Nous allons au Café de la Promenade pour siroter une boisson chaude sur le pont cinq.
A vingt heure trente, le spectacle de la soirée commence au théâtre La Scala. Les chanteurs et les danseurs du navire proposent « Music in Pictures ». Des chants colorent une scène animée par de talentueux danseurs.