jeudi 26 janvier 2017

Happy Australia Day…


Lors des rites matinaux, André effectue un des exercices du yoga des yeux sur le balcon. Un nuage ressemblant à s’y méprendre à la carte de l’Australie le regarde comme pour lui rappeler qu’aujourd’hui est fête nationale au pays des kangourous.
La salle du petit-déjeuner au Windjammer Café est animée en ce jour de fête. Les petits drapeaux se manifestent en nombre. Certains sont arrimés de façon ludique dans les chevelures et dans les gobelets. Ingénieusement créés, leur tige s’avère être une paille en bambou ; les enfants sirotent les boissons en faisant les fous. Des drapeaux australiens autocollants attirent les regards sur les bras. Un jeune garçon a collé un mini drapeau sur sa joue.
La toile bleu marine du drapeau australien présente une grande étoile blanche sous l'Union Jack dont les sept pointes représentent les sept états et territoires de l'Australie. Les cinq étoiles blanches de la constellation de la Croix du Sud, apposées sur la partie droite du drapeau, sont visibles uniquement depuis l’hémisphère sud.
 L’ambiance du buffet est à la fête ; certains enfants en oublient de manger. Les adultes quant à eux remplissent régulièrement leur assiette. Une fillette passe en se balançant avec une assiette joliment arrangée. Un blinis au centre de la soucoupe présente des motifs réalisés avec de la crème au chocolat ; des fleurettes en crème battue ceinturent la création gourmande de l’artiste en herbe.
Dans la matinée Patrick prend en photo les décorations de fête du pont Promenade. Des ballons par centaines, rouges, blancs, bleus, jaunes et verts, aux couleurs de l’Australie, sont fixés aux rambardes, à la passerelle centrale transversale surmontée d’un grand drapeau, sur les rampes des petits balcons terrasses et aux garde-corps des ponts qui donnent sur le vide entre les ascenseurs panoramiques.
De son côté André œuvre à écrire sur l’ordinateur.
A midi le déjeuner se déroule au buffet. A l’entrée du Windjammer Café un immense gâteau, serti de dentelles de crème au beurre, accueille les passagers. Toute sa surface est occupée par un drapeau australien comestible grâce aux colorants alimentaires.
Pendant que Patrick choisit son repas, une jeune serveuse asiatique adresse la parole à André. Elle lui demande si la croisière est agréable. De son côté il s’enquiert de savoir si tout se passe bien et si les passagers sont sympathiques avec elle. Elle se met à rire en indiquant qu’ils sont charmants et affables. Elle ajoute qu’elle est ravie d’être à bord.
Sandra approche et se joint au couple. Un voyageur a effectué un tatouage éphémère du drapeau sur son bras gauche. André s’absente pour choisir un dessert. Devant la grandissime pâtisserie, il assiste à l’hymne national chanté par des membres de l’équipage et au découpage du gâteau en centaines de parts. La foule entoure la création digne du livre des records. André est noyé dans la masse humaine. Il attend le service des premières parts pour pouvoir se libérer. Il se contente d’une appréciation visuelle pour préserver son corps des colorants. Il retourne à table avec deux petites parts de gâteaux secs, légèrement agrémentées de myrtille pour l’un et de cerise pour l’autre.
Les passagers croisés sur le bateau et dans les ascenseurs portent souvent des vêtements, des lunettes fantaisies, des chapeaux de paille et des épinglettes à l'effigie du drapeau australien.
A quinze heures trente André et Patrick sont installés sur les gradins au Studio B où ils assistent au show sur glace Blades - The skaters Playlist. Des vêtements chauds sont portés pour pallier à l’air froid. La jeune troupe des patineurs et patineuses intègre un français, un beau garçon à la chevelure blonde. Les interprètes, en blanc et noir, portent tous un casque relié à un ordinateur vocal qui dirige un ballet musical dans une chorégraphe originale où chaque morceau offre des danses et des pirouettes acrobatiques. Au cours de la prestation les costumes minimalistes font ressortir le talent des artistes et leur maitrise technique ; aucun semblant de chute n’est décelé. La joie et la bonne humeur animent la troupe à la synchronisation parfaite. Le spectacle est porté de bout en bout par le jeu scénique des interprètes qui sont continuellement ovationnés par les spectateurs enthousiastes.
Après ces instants enchanteurs, André et Patrick se rendent au café de la Promenade pour siroter une boisson chaude. La longueur de la file d’attente pour grignoter fluctue. A une table voisine trois dames d’âge mûr habillées de tenues colorées jouent aux cartes. L’une d’entre elles arbore de superbes boucles d’oreilles garnies de pierreries couleur océan en forme de losange. Attablés à une autre table quatre garçons au corps svelte et musclé, peut-être des artistes du navire, dont un au visage mystérieux, bavardent avec animation. Celui cagoulé porte une combinaison représentant le drapeau australien. Après la pause André prend quelques photos du décor. Il remarque la présence en hauteur, en dessus de la voiture de sport rouge, d’un beau vélo, partiellement carrossé en bois. Le couple entre dans une boutique pour découvrir le choix de peluches. Les Teddy Bears, les ours en peluche sont charmants mais de bonne taille. André a un coup de cœur pour un dauphin blanc et bleu. A défaut d’un achat par manque de place dans la valise-cabine, il prend une photo.
André et Patrick déposent les vêtements chauds dans la cabine et montent au pont douze pour effectuer une marche en boucle. Sur l’écran géant, trois images liées à la fête nationale australienne se succèdent. Au bord des piscines, un membre d’équipage anime un jeu qui déclenche de bruyants éclats de rire. Un vent frais souffle lors des rotations. Le ciel est couvert de nuages menaçants. La pluie s’est déjà manifestée car le pont, encore mouillé par endroits, est essuyé par le personnel de bord. Les vagues de l’océan, de leurs côtés, ondulent distraitement, indifférentes à la frénésie festive qui s’est emparée du navire.
A dix-neuf heures, André et Patrick dînent au buffet. Gratin de brocolis, purée de petit-pois et fromage de brie composent la partition du menu d’André. Patrick opte pour du riz et des légumes en sauce avant de savourer une poêlée de rondelles de bananes avec une boule de glace au chocolat.
Au théâtre La Scala un artiste fait vibrer les planches et le cœur des spectateurs. Avant le spectacle, un jeune chanteur à la chevelure châtain clair interprète avec sa guitare l’hymne national de l’Australie. Les citoyens australiens se lèvent les uns après les autres suivis par d’autres passagers dont André et Patrick. Sean Laughlin mène un ballet magique de main de maître. La dérision et la fantaisie côtoient le professionnalisme rôdé sous des dehors décontractés et nonchalants. Son épouse et assistante entre de temps à autre sur scène avec les paroles Je ne veux pas travailler du groupe musical Pink Martini. Un passager, Steve, subi ou apprécie d’être l’homme de main de l’artiste.
Après un show déjanté et burlesque, André et Patrick prennent la direction du royaume des rêves…





















Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire