lundi 16 janvier 2017

Déjeuner avec Jean-Yves et farniente...

La matinée s’écoule tranquillement. André et Patrick vaquent à leurs activités respectives.
A midi ils rencontrent Jean-Yves, côtoyé voici une dizaine d’années lors d’un passionnant voyage au lac Baïkal en Russie.
Le déjeuner se déroule au restaurant végétarien Mother Chu’s Vegetarian Kitchen sur Pitt Street. Le repas convivial est apprécié dans la bonne humeur. André offre son roman. Jean-Yves parle de sa vie à Sydney avec son épouse Emmanuelle et leurs deux enfants, dont le dernier est né à Sydney. Leur premier né qui va sur ses six ans maitrise l’anglais et le français. Féru de théâtre, Jean-Yves a créé sa compagnie et enseigne l’art de la scène. Des souvenirs sont évoqués tout en savourant les mets sélectionnés. Jean-Yves suggère des lieux de visite à Sydney et alentours, comme Watson Bay, accessible en bus ou en ferry, dont les falaises font penser à celle de Douvres, ou encore, la plage de Bondi réputée pour son sable fin et ses rouleaux prisés des surfeurs.
Les restrictions alimentaires pour pénétrer sur le sol de l’Australie sont très strictes. Il narre une anecdote liée à l’entrée d’un autre état de l’Australie. Lors d’un voyage dans le pays, à une frontière, toute sa petite famille a respecté les consignes alimentaires en jetant dans une boîte prévue à cet effet, sans surveillance vidéo, toute la nourriture fraiche, tels que fruits, œufs et viande.
Après le repas André et Patrick raccompagnent leur ami à l’arrêt de bus situé en bordure de Hyde Park.
Jean-Yves évoque les oiseaux qui volent et se posent dans les arbres du parc dont le loriquet aux plumages colorés. Il raconte avec le sourire comment l’agressivité des Mac Pie oblige parfois les cyclistes à se protéger avec un casque muni de pointes pour pallier à l’attaque des pies quand elles ressentent un danger pour leur progéniture lors de la nidification. Il désigne dans le parc des bottlebrush, de petits arbres aux fleurs aux tons de rouge ou de pourpre qui ressemblent à des goupillons ; de temps à autre, le touriste a la chance de voir grimper le Possum d'Australie, un petit marsupial de la taille d’un petit renard.
Un bus à destination de Little Bay arrive. Des hugs sont échangés avant le départ de Jean-Yves pour Kingsford, une banlieue dans l’Est de Sydney où il réside.
Après un passage à l’hôtel, où André boit un cacao, le couple se rend au centre commercial World Square où des timbres sont achetés pour l’envoi de cartes postales en France. André est abasourdi par le tarif ; chaque timbre coûte près de trois dollars.
La suite de l’après-midi se continue dans Belmore Park situé en bordure de Pitt Street à l’angle avec Hay Street. André et Patrick s’assoient sur un banc à l’ombre d’un arbre feuillu. Un vent plutôt frais souffle par intermittence. Les piétons traversent le parc dans un continuel va-et-vient. Des personnes profitent de l’espace de verdure et des rayons solaires, d’autres s’allongent sur l’herbe ou pianotent sur le clavier de leur ordinateur, d’autres s’installent sur un banc pour bavarder ou pour rester silencieux comme c’est le cas pour André et Patrick. Une jeune femme, assise sur un banc, se tient le visage dans les mains.
Dans le panorama, une superbe tour carrée entourée d’arbres, flanquée d’une ravissante horloge sur chaque face, se détache dans le ciel bleu. Les rames du train passent régulièrement en bordure du parc. A différents endroits des tentes signalent leur présence. En bordure de l’allée, derrière le banc où le couple suit les mouvements de la vie, un îlot fourmillant de tableaux noirs couverts d’écrits à la craie blanche interpelle.
En revenant à l’auberge, Patrick prend en photo, à l’angle de Campbell et Pitt Streets, l’édifice de caractère de l’hôtel Chamberlain aux façades rose pâle ornées de moulures chamois. Les chiffres mille neuf cent deux se lisent au faîte de la tourelle d’angle à trois pans.
La journée se termine en musique. Lecture, écriture, surf sur Internet et détente composent la partition de la soirée. André apprend sur le web que la gare Centrale est toute proche du parc Belmore ; cela explique en partie le va-et-vient des personnes qui traversèrent le parc dans l’après-midi. Le campanile admiré depuis le parc, haut de plus de quatre-vingt mètres, s’avère être la Tour de l'Horloge située à l'angle nord-ouest de la gare Centrale…

















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