Un ciel chargé nous accueille en Nouvelle-Calédonie. Une
ondée mouille le balcon de la cabine. Au loin, les collines de Nouméa avancent
dans la mer. Les nuées forment un puzzle de gris où l’azur reste rare. L’air
reste néanmoins chaud.
Après le petit-déjeuner, nous attendons l’annonce de
libre circulation pour aller à terre. N’ayant entendu aucune, je vais voir au
pont douze ce qui se passe sur le quai. Je vois qu’il y a des gens qui
débarquent alors nous fermons les ordinateurs et nous descendons au pont un
pour prendre la navette. Le bus nous conduit jusqu’à la Gare Maritime où une
bruine épaisse nous mouille.
Heureusement, le crachin s’arrête et nous pouvons marcher
dans les rues de Nouméa. Au marché, nous achetons des douceurs sur les stands
du marché local. Puis nous effectuons une pause auprès du Monument à l’honneur
des Etats-Unis.
Nous déambulons dans la capitale de la
Nouvelle-Calédonie. Nous nous arrêtons à la Bibliothèque Public Bernheim.
Lorsque nous entrons dans le bâtiment d’architecture créole, nous avons
l’impression de faire un saut dans le passé.
Un retour dans les années vingt, au plafond des palmes
battent l’air au-dessus des rayonnages de livres. En face de l’entrée un double
escalier permet de monteur à un second étage. La seule chose qui indique le
XXIème siècle est l’ordinateur qui gère le prêt des livres.
Une lectrice m’indique une librairie rue d’Alma près de
la Place des Cocotiers. Nous allons donc vers ce commerce où je découvre le
poète Michel Chevrier. Ce dernier a trouvé en Calédonie le refuge qu’il
cherchait pendant sa pérégrination autour du monde.
Extrait de Sérénité 1
Il est minuit,
Dormez en paix, braves gens,
Vos chiens sont gras et replets.
Michel Chevrier
La pluie fine revient nous taquiner lorsque nous quittons
la librairie. Nous allons manger les douceurs sur la terrasse extérieure du
McDonald. Nous commandons à l’occasion deux capuccinos qui sont finalement sans
grand intérêt dégustatrice.
Après notre déjeuner, nous passons devant le Musée
Territorial de Nouvelle-Calédonie qui met en valeur le patrimoine Kanak. Nous
achetons le Journal d’août 1992 qui parle du peuplement du Pacifique.
L’établissement arbore le pétroglyphe kanak Kîbô. Puis nous poursuivons notre
découverte de Nouméa.
Avant de partir, nous effectuons une pause au
café « La sorbetière » près de la rade. André commande un jus
qui ressemble à smoothie et je prends un café-noisette. Puis nous dépensons nos
derniers francs du pacifique en achetant un portemonnaie fantaisie et laissons
à la vendeuse le reste de nos espèces.
Nous retournons au navire par la navette vers trois
heures et demie de l’après-midi.
Le spectacle de soirée est un hommage à Sir Elton John.
Un performeur essaie d’imiter la star mais il ne me convainc pas.
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