dimanche 22 janvier 2017

Nouméa - Nouvelle Calédonie



La côte de Nouvelle Calédonie se découpe au fond de la baie de Nouméa. Des montagnes embrumées se dressent derrière la ville. Un ciel d’azur semble déchiré par des nuées effilochées. Les nuages voilent parfois le soleil radieux et estival. Une herbe grasse et verte recouvre les collines qui insèrent la capitale.
Un bus nous conduit vers la station maritime. Un petit marché local occupe le bâtiment au premier étage. Une buvette accueille les touristes au rez-de-chaussée. Nous prenons la rue Jean Jaurès pour atteindre le fameuse place des cocotiers et un coin tranquille le dimanche et rafraichissant étant donné la chaleur estivale qui sévit déjà le matin.
Des œuvres artistiques ornent le jardin. Des flamboyants offrent des branches généreuses aux teintes vermillon. Nous poursuivons jusqu’à la rue de Sébastopol que nous parcourons pour trouver des commerces d’ouverts. Le dimanche, les boutiques sont fermées comme en France.
Nous débouchons sur l’avenue Henri LaFleur où nous découvrons le marché dominical. Nous parcourons les allées et nous craquons pour des pâtisseries. Alors nous effectuons un retrait à un distributeur de monnaie OPT, la Poste Française du Pacifique, qui nous donne des francs du pacifique : 119 francs pour un euro.
Finalement, nous achetons des douceurs : un triangle de pâte feuilletée fourré avec une banane plantain et une tarte au flan. Nous faisons la connaissance de Cloé qui vient de la Bretagne et habite Nouméa depuis 8 ans. Elle vend des cartes postales.
Après, nous effectuons une pause pour nous désaltérer dans un café nommé « Le bout du monde ». Nous buvons un Périer et un cocktail de fruits. Puis nous improvisons un piquenique pour savourer les pâtisseries achetés un peu plus tôt. Ensuite, nous effectuons une promenade le long de la jetée, nos pas sont stoppés par une clôture.     
Nous revenons au centre de Nouméa puis découvrons la Cathédrale St Joseph flanqué contre une colline. Une statue incongrue de Jeanne d’arc se dresse dans la cour de l’édifice religieux, saugrenue parce que l’Héroïne n’a jamais connu la Nouvelle Calédonie.
Vers les deux heures, nous retournons au navire comme de nombreux passagers ce qui provoque une queue pour embarquer. Un deuxième point d’entrée est ouvert pour faciliter le traitement des voyageurs qui doivent montrer pattes blanches à la sécurité avec la carte du navire et passer ses affaires au scanner.
Une fois à bord, nous montons au Windjammer Café pour boire une boisson chaude. Nous avons la bonne surprise de voir une moussaka végétarienne. Contre toutes attentes, nous dégustons ce plat grec. Puis nous retournons dans la cabine.
A seize heures, le navire quitte le port de Nouméa et suit la côte de la Nouvelle Calédonie vers le Nord. Les collines verdoyantes plongent dans l’océan. Les montagnes se profilent à l’horizon avec des veines de terres rouges qui déchirent la jungle émeraude.
A dix-huit heures, nous mangeons au Windjammer Café. Un coucher de soleil se profile derrière les terres de Nouvelle-Calédonie. Entre les nuées denses une écorchure lumineuse permet au pourpre des rayons solaires de s’épanouir. Le rougeoiement enflamme les nuages puis retombe dans la sombre de la nuit.
Sandra nous rejoint au Windjammer Café et bavarde avec nous. Les minutes passent rapidement et il est temps de revenir à la Cabine. Ce soir, nous effectuons un changement horaire. Nous perdons une heure de sommeil.

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