La côte de Nouvelle Calédonie se découpe au fond de la
baie de Nouméa. Des montagnes embrumées se dressent derrière la ville. Un ciel
d’azur semble déchiré par des nuées effilochées. Les nuages voilent parfois le
soleil radieux et estival. Une herbe grasse et verte recouvre les collines qui
insèrent la capitale.
Un bus nous conduit vers la station maritime. Un petit
marché local occupe le bâtiment au premier étage. Une buvette accueille les
touristes au rez-de-chaussée. Nous prenons la rue Jean Jaurès pour atteindre le
fameuse place des cocotiers et un coin tranquille le dimanche et rafraichissant
étant donné la chaleur estivale qui sévit déjà le matin.
Des œuvres artistiques ornent le jardin. Des flamboyants
offrent des branches généreuses aux teintes vermillon. Nous poursuivons jusqu’à
la rue de Sébastopol que nous parcourons pour trouver des commerces d’ouverts.
Le dimanche, les boutiques sont fermées comme en France.
Nous débouchons sur l’avenue Henri LaFleur où nous
découvrons le marché dominical. Nous parcourons les allées et nous craquons
pour des pâtisseries. Alors nous effectuons un retrait à un distributeur de
monnaie OPT, la Poste Française du Pacifique, qui nous donne des francs du
pacifique : 119 francs pour un euro.
Finalement, nous achetons des douceurs : un triangle
de pâte feuilletée fourré avec une banane plantain et une tarte au flan. Nous
faisons la connaissance de Cloé qui vient de la Bretagne et habite Nouméa
depuis 8 ans. Elle vend des cartes postales.
Après, nous effectuons une pause pour nous désaltérer
dans un café nommé « Le bout du monde ». Nous buvons un Périer et un
cocktail de fruits. Puis nous improvisons un piquenique pour savourer les
pâtisseries achetés un peu plus tôt. Ensuite, nous effectuons une promenade le
long de la jetée, nos pas sont stoppés par une clôture.
Nous revenons au centre de Nouméa puis découvrons la
Cathédrale St Joseph flanqué contre une colline. Une statue incongrue de Jeanne
d’arc se dresse dans la cour de l’édifice religieux, saugrenue parce que
l’Héroïne n’a jamais connu la Nouvelle Calédonie.
Vers les deux heures, nous retournons au navire comme de
nombreux passagers ce qui provoque une queue pour embarquer. Un deuxième point
d’entrée est ouvert pour faciliter le traitement des voyageurs qui doivent
montrer pattes blanches à la sécurité avec la carte du navire et passer ses
affaires au scanner.
Une fois à bord, nous montons au Windjammer Café pour boire
une boisson chaude. Nous avons la bonne surprise de voir une moussaka
végétarienne. Contre toutes attentes, nous dégustons ce plat grec. Puis nous
retournons dans la cabine.
A seize heures, le navire quitte le port de Nouméa et
suit la côte de la Nouvelle Calédonie vers le Nord. Les collines verdoyantes
plongent dans l’océan. Les montagnes se profilent à l’horizon avec des veines
de terres rouges qui déchirent la jungle émeraude.
A dix-huit heures, nous mangeons au Windjammer Café. Un
coucher de soleil se profile derrière les terres de Nouvelle-Calédonie. Entre
les nuées denses une écorchure lumineuse permet au pourpre des rayons solaires
de s’épanouir. Le rougeoiement enflamme les nuages puis retombe dans la sombre
de la nuit.
Sandra nous rejoint au Windjammer Café et bavarde avec
nous. Les minutes passent rapidement et il est temps de revenir à la Cabine. Ce
soir, nous effectuons un changement horaire. Nous perdons une heure de sommeil.
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