samedi 14 janvier 2017

Balade au centre de Sydney…

Dans un rêve, la tante d’André reçoit un appel de sa tante Yvonne. Elle vint chercher Lucienne en voiture pour aller danser toutes les deux.
Le rideau de la chambre est tiré et le ciel aux légers nuages moutonneux se dévoile. A l’issue des rites matinaux, André et Patrick se rendent dans le Food Court de l’aéroport pour prendre un petit-déjeuner. Chez Mrs Fields, Ujjwal, un jeune chinois très accueillant, sert à Patrick un café et deux tranches de pain brioche aux raisins toastées. Chez Top Juice, Sair, un jeu garçon à la physionomie hindoue, prépare pour André un smoothie Blu-bana aux myrtilles, banane, yaourt et miel. La collation est savourée dans l’espace commun. Le hall des départs est en effervescence tout comme hier. L’aéroport annonce quelques huit cents vols journaliers. Plus de cent mille passagers montent à bord ou descendent chaque jour des avions qui parcourent les trois pistes. André prend une photo de quelques vols en partance, dont un à huit heures quarante-cinq à destination de Nouméa la capitale de la Nouvelle-Calédonie.
Chez WH Smith, la souriante Geanina encaisse le montant du magazine National Geographic de janvier qui titre sur la Révolution du genre. Le sujet profondément intime de l'identité du genre est abordé dans ce numéro spécial de la revue. Les aspects culturels, sociaux, biologiques et personnels sont examinés.
André consacre la suite de la matinée à l’écriture. Patrick compulse divers journaux dont le Daily Telegraph et The Australian. Des articles intéressants sont découpés. A onze heures la chambre est libérée. Le couple s’installe sur une banquette en skaï lie de vin du restaurant du Rydges. Le blog du voyage est actualisé. Patrick sirote un café. Une borne des vols qui atterrissent à Sydney, reliée aux terminaux de l’aéroport, est photographiée dans le hall de l’hôtel. Midi passe. Les valises et d’autres effets sont confiés à Zoe. Disposés dans un chariot vers le vitrage, la charmante hôtesse de l’accueil garde un œil dessus.
Le déjeuner se déroule dans l’aéroport dans l’espace commun du Food Court. Patrick renoue avec la même salade qu’hier. André savoure une salade brocoli, quinoa, chou kale et canneberge de chez Top Juice. Sair aperçoit André à table et lui fait un petit signe.
Après le repas le couple retourne à l’hôtel.  Vers les escalators conduisant au niveau du sol, l’îlot vert et noir de la firme True Star Secure Bag retient l’attention. Une des deux petites plateformes rotatives est activée par un employé qui enveloppe une valise d’un film  d'emballage annoncé non-toxique et recyclable. La finalité probante de cette opération est incertaine outre le fait que les valises sont protégées des salissures.
Les bagages sont récupérés. Zoe est remerciée d’un geste. André et Patrick se rendent à la gare Airport Link pour prendre un train à destination du centre-ville de Sydney. A treize heures trente-quatre deux billets sont achetés. Le tarif par personne pour se rendre à la station Museum est de dix-huit dollars. Dans le train, une hôtesse de l’air de la compagnie Quantas, au  bustier bleu marine étoffé de bandes obliques rouge et fuchsia, offre son superbe sourire à André. Un foulard rouge est noué en nœud papillon autour de son cou. Les aiguilles du cadran de sa montre en or indiquent quatorze heures. Juste avant d’atteindre la station Central le train émerge de la terre pour se projeter vers le ciel bleu. En sortant de la station Museum le superbe édifice du Downing Centre Local Court abritant le tribunal local s’impose au regard.
Madeline accueille André et Patrick au Hyde Park Inn sur Elizabeth Street. Le studio cent-vingt-trois leur est attribué au douzième étage. La vue embrasse Hyde Park nommé d'après le parc original de Londres. Au premier plan l'ANZAC War Memorial tente de se refléter dans le lac du Souvenir. Le monument fut érigé à la mémoire de la première Force Impériale australienne durant la première guerre mondiale.
Les bagages sont défaits avant d’aller chez Coles Supermarket situé dans le centre commercial World Square distant de trois à quatre cents mètres. Une trentaine de caisses sont automatiques ; les clients scannent leurs achats et des membres du personnel surveillent et interviennent au besoin. Le couple préfère passer à l’une des trois caisses traditionnelles. Baara, un jeune homme noiraud baraqué à lunettes, encaisse le montant de leurs emplettes à quinze heures dix-neuf. Les prix sont légèrement plus élevés qu’en France. Les bananes coûtent trois dollars le kilo.
Après un passage à l’auberge, André et Patrick vont se promener. Le soleil darde de brulants rayons et les zones à l’ombre de Hyde Park sont privilégiées. Des sculptures se dévoilent au regard. Une voix s’élève bruyamment. Un homme debout sur l’herbe, une sorte de tartan sur la tête, vocifère et gesticule. Il s’emporte contre quelqu’un ou quelque chose. Il semble menacer du poing la société tout entière. Son parcours de vie restera mystérieux. Sur les pelouses du parc, où le Sydney Festival est en cours, de nombreux d’ibis blanc, une espèce indigène d’Australie, vaquent à leurs occupations sans se préoccuper des promeneurs. Hyde Park  jouxte The Domain un vaste espace de verdure bordé du musée Art Gallery Museum où une exposition sur le Nu est à l’affiche. Le Domaine est bordé à son tour des jardins botaniques royaux où André et Patrick se promènent après être entrés par la porte Wooloomooloo. Un petit train rouge touristique est croisé vers le parc aux fougères où André se repose un instant sur une chaise à bras en fer ouvragé installée sur une petite terrasse ombragée environnée d’un muret en pierre.
Dans The Calyx, un espace d'exposition horticole réputé, l’exposition inattendue Sweet Addiction évoque l'histoire botanique de chocolat. La forme de la structure à multiples facettes est vraiment séduisante. Une promenade circulaire attenante aux nervures verticales en acier blanc, tels les sépales d’un calice floral, est foulée à défaut de trouver le centre encore ouvert.
Pus avant, proche de la maison du gouverneur, un couple asiatique confortablement installé sur l’herbe se détend en construisant un puzzle en trois dimensions. Ils se dirigent ensuite vers le littoral et parviennent à la crique Farm Cove où un vaste yacht de plaisance est animé à son bord d’une Party, d’une fête au rythme endiablé et à la musique tonitruante.      Le chemin au bord de la crique est suivi. La célèbre silhouette de l’Opéra de Sydney entre dans le champ de vision.  L’architecture originale fait penser à des voiles ou des coquillages selon la vision de chacun. La rue Macquarie Street est suivie pour revenir tranquillement à l’hôtel. Elle porte le nom de Lachlan Macquarie , un gouverneur de la Nouvelle Galles du Sud en fonction de 1810 à 1821.
Le couple passe devant la bibliothèque publique. Demain sera le dernier jour pour visiter l’exposition Planting Dreams.
A l’angle avec Martin Place une distribution de repas gratuits bat son plein. Sous le long préau de la place, une communauté de Homeless, de sans-abris, est installée dans la précarité. André est surpris. Il pensait naïvement au regard de la vingtaine de millions d’habitants en Australie que la grande pauvreté était inconnue aux pays des kangourous. A tort comme le démontre ces fantômes de la machine économique qui sévit finalement un peu partout sur la planète.
Vers la Cour Suprême, juste avant d’atteindre Hyde Park, une statue de la reine Victoria trône sur un piédestal. Vers dix-huit heures trente des arachides non salées sont achetées chez City Convenience sur Pitt Street.
André et Patrick dînent dans le studio. André savoure des mûres et Patrick savoure du cake moelleux aux fruits.
Un peu avant vingt-et-une heures, Patrick sort sur le balcon prendre quelques photos de nuit de Sydney.































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