Dans un rêve, la tante d’André reçoit un appel de sa tante Yvonne.
Elle vint chercher Lucienne en voiture pour aller danser toutes les deux.
Le rideau de la chambre est tiré et le ciel aux légers nuages
moutonneux se dévoile. A l’issue des rites matinaux, André et Patrick se
rendent dans le Food Court de
l’aéroport pour prendre un petit-déjeuner. Chez Mrs Fields, Ujjwal, un jeune chinois très
accueillant, sert à Patrick un café et deux tranches de pain brioche aux raisins
toastées. Chez Top Juice, Sair, un
jeu garçon à la physionomie hindoue, prépare pour André un smoothie Blu-bana
aux myrtilles, banane, yaourt et miel. La collation est savourée dans l’espace
commun. Le hall des départs est en effervescence tout comme hier. L’aéroport
annonce quelques huit cents vols journaliers. Plus de cent mille passagers
montent à bord ou descendent chaque jour des avions qui parcourent les trois
pistes. André prend une photo de quelques vols en partance, dont un à huit
heures quarante-cinq à destination de Nouméa la capitale de la Nouvelle-Calédonie.
Chez WH Smith, la souriante Geanina
encaisse le montant du magazine National
Geographic de janvier qui titre sur la Révolution
du genre. Le sujet profondément intime de l'identité du
genre est abordé dans ce numéro spécial de la revue. Les aspects culturels,
sociaux, biologiques et personnels sont examinés.
André consacre la suite de la matinée à l’écriture. Patrick compulse
divers journaux dont le Daily Telegraph
et The Australian. Des articles intéressants
sont découpés. A onze heures la chambre est libérée. Le couple s’installe sur
une banquette en skaï lie de vin du restaurant du Rydges. Le blog du voyage est actualisé. Patrick sirote un café.
Une borne des vols qui atterrissent à Sydney, reliée aux terminaux de l’aéroport,
est photographiée dans le hall de l’hôtel. Midi passe. Les valises et d’autres
effets sont confiés à Zoe. Disposés dans un chariot vers le vitrage, la
charmante hôtesse de l’accueil garde un œil dessus.
Le déjeuner se déroule dans l’aéroport dans l’espace commun du Food
Court. Patrick renoue avec la même salade qu’hier. André savoure une salade
brocoli, quinoa, chou kale et canneberge de chez Top Juice. Sair aperçoit André à table et lui fait un petit signe.
Après le repas le couple retourne à l’hôtel. Vers les escalators conduisant au niveau du
sol, l’îlot vert et noir de la firme True
Star Secure Bag retient l’attention. Une des deux petites plateformes rotatives
est activée par un employé qui enveloppe une valise d’un film d'emballage annoncé non-toxique et recyclable.
La finalité probante de cette opération est incertaine outre le fait que les
valises sont protégées des salissures.
Les bagages sont récupérés. Zoe est remerciée d’un geste. André et Patrick
se rendent à la gare Airport Link pour prendre un train à destination du
centre-ville de Sydney. A treize heures trente-quatre deux billets sont
achetés. Le tarif par personne pour se rendre à la station Museum est de dix-huit dollars. Dans le train, une hôtesse de l’air
de la compagnie Quantas, au bustier bleu
marine étoffé de bandes obliques rouge et fuchsia, offre son superbe sourire à
André. Un foulard rouge est noué en nœud papillon autour de son cou. Les aiguilles
du cadran de sa montre en or indiquent quatorze heures. Juste avant d’atteindre
la station Central le train émerge de
la terre pour se projeter vers le ciel bleu. En sortant de la station Museum le superbe édifice du Downing Centre Local Court abritant le
tribunal local s’impose au regard.
Madeline accueille André et Patrick au Hyde Park Inn sur Elizabeth Street.
Le studio cent-vingt-trois leur est attribué au douzième étage. La vue embrasse
Hyde Park nommé d'après le parc original
de Londres. Au premier plan l'ANZAC War Memorial tente de se refléter dans
le lac du Souvenir. Le monument fut érigé à la mémoire de la première Force Impériale
australienne durant la première guerre mondiale.
Les bagages sont défaits avant d’aller chez Coles Supermarket situé dans le centre commercial World Square distant de trois à quatre
cents mètres. Une trentaine de caisses sont automatiques ; les clients
scannent leurs achats et des membres du personnel surveillent et interviennent
au besoin. Le couple préfère passer à l’une des trois caisses traditionnelles. Baara, un jeune homme noiraud baraqué à
lunettes, encaisse le montant de leurs emplettes à quinze heures dix-neuf. Les
prix sont légèrement plus élevés qu’en France. Les bananes coûtent trois dollars
le kilo.
Après un passage à l’auberge, André et Patrick vont se promener. Le
soleil darde de brulants rayons et les zones à l’ombre de Hyde Park sont
privilégiées. Des sculptures se dévoilent au regard. Une voix s’élève
bruyamment. Un homme debout sur l’herbe, une sorte de tartan sur la tête, vocifère
et gesticule. Il s’emporte contre quelqu’un ou quelque chose. Il
semble menacer du poing la société tout entière. Son parcours de vie restera
mystérieux. Sur les pelouses du parc, où le Sydney
Festival est en cours, de nombreux d’ibis blanc, une espèce indigène d’Australie,
vaquent à leurs occupations sans se préoccuper des promeneurs. Hyde Park jouxte The
Domain un vaste espace de verdure bordé du musée Art Gallery Museum où une exposition sur le Nu est à l’affiche. Le Domaine est bordé à son tour des jardins botaniques
royaux où André et Patrick se promènent après être entrés par la porte Wooloomooloo. Un petit train rouge touristique est croisé vers le parc
aux fougères où André se repose un instant sur une chaise à bras en fer ouvragé
installée sur une petite terrasse ombragée environnée d’un muret en pierre.
Dans The Calyx, un espace
d'exposition horticole réputé, l’exposition inattendue Sweet Addiction évoque l'histoire botanique de chocolat. La forme de la structure à
multiples facettes est vraiment séduisante. Une promenade circulaire attenante
aux nervures verticales en acier blanc, tels les sépales d’un calice floral, est
foulée à défaut de trouver le centre encore ouvert.
Pus avant, proche de la maison du gouverneur, un couple asiatique confortablement
installé sur l’herbe se détend en construisant un puzzle en trois dimensions. Ils
se dirigent ensuite vers le littoral et parviennent à la crique Farm Cove où un vaste yacht de plaisance
est animé à son bord d’une Party, d’une
fête au rythme endiablé et à la musique tonitruante. Le chemin au bord de la crique est suivi. La célèbre silhouette de l’Opéra
de Sydney entre dans le champ de vision. L’architecture originale fait
penser à des voiles ou des coquillages selon la vision de chacun. La rue Macquarie Street est suivie pour revenir
tranquillement à l’hôtel. Elle porte le nom de Lachlan Macquarie , un gouverneur de la Nouvelle Galles du Sud en
fonction de 1810 à 1821.
Le couple passe devant la bibliothèque publique. Demain sera le
dernier jour pour visiter l’exposition Planting
Dreams.
A l’angle avec Martin Place une
distribution de repas gratuits bat son plein. Sous le long préau de la place, une
communauté de Homeless, de
sans-abris, est installée dans la précarité. André est surpris. Il pensait naïvement
au regard de la vingtaine de millions d’habitants en Australie que la grande
pauvreté était inconnue aux pays des kangourous. A tort comme le démontre ces
fantômes de la machine économique qui sévit finalement un peu partout sur la
planète.
Vers la Cour Suprême, juste avant d’atteindre Hyde Park, une statue de la reine Victoria trône sur un piédestal. Vers
dix-huit heures trente des arachides non salées sont achetées chez City Convenience sur Pitt Street.
André et Patrick dînent dans le studio. André savoure des mûres et
Patrick savoure du cake moelleux aux fruits.
Un peu avant vingt-et-une heures, Patrick sort sur le balcon prendre
quelques photos de nuit de Sydney.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire