Un ciel lumineux donne un ton brillant à l’azur. Un nuage
effiloché s’accroche aux montagnes lointaines des terres intérieures. Les eaux
du fleuve poursuivent leur promenade vers les flots salés de l’océan Pacifique.
Le soleil s’offre sans retenu, Brisbane se prépare à une journée chaude.
Extrait : Tupapau
Je
sais chanter !
Des
racines poussent
Qui
m’ancrent à l’univers.
Michel
Chevrier
Sous des rayons solaires accablants, nous marchons en
direction du centre-ville. Le thermomètre indique 32°C ! La journée
commence déjà fort. Les rues semblent désertes à cette heure. Les gens
profitent du dimanche pour faire la grâce matinée ! Au stand « Vege
Rama » nous commandons deux TakeAways, Moussaka végétarienne pour André et
un deux dishes plus du riz pour moi.
Nous mangeons dans la rue piétonne sur un banc. Le soleil
nous fait des clins d’œil réguliers et nous devons nous repositionner plusieurs
fois pour être à l’ombre. Sur l’estrade musicale, un groupe joue du jazz
pendant que nous dégustons nos plats. En face de nous, un discounteur propose
des vols à bas prix à destination du monde entier.
Nous remontons Queens street et nous stoppons au kiosk à
journaux pour acheter le « WeekEnd Australian ». Puis nous continuons
sur la rue jusqu’à Creek Street pour atteindre RiverSide. Là, nous effectuons
une pause dans un café au The Coffee
Club Eagle Street Pier. La terrasse possède une vue sur le fleuve. Un vent
tiède rafraîchit l’air saturé de chaleur.
Nous longeons Eagle Street à la recherche du Marché de
RiverSide. Il semblerait que celui-ci soit déjà terminé. Nous ne le trouvons
nulpart pourtant je l’avais repérer déjà sur internet au 1 Eagle Street près du
City Botanic Gardens. Peut-être que la canicule a fait fuir les exposants.
D’ailleurs nous constatons peu de monde sur la promenade.
Ensuite, nous explorons la Charlotte Street qui s’arrête
George Street. Nous découvrons un chocolatier « San Churros » qui
fait référence à la découverte du chocolat par les conquistadors espagnols. Le controversé
Herman Cortès a ramené le cacao à la cours de Madrid et assez vite est devenu
la boisson aristocratique par excellence. San Churros aurait démocratisé le
chocolat pour la plèbe.
Un peu plus haut, nous repérons la boutique « Archives
Fine Books » qui propose plus d’un million de titres. C’est l’accroche
publicitaire. La librairie est fermée. Nous irons explorer cette caverne d’Ali
baba un autre jour.
Sur le même trottoir, nous voyons une église « Saint
Luke » transformée en un restaurant proposant essentiellement des Pancakes
(des crêpes épaisses anglais). Nous entrons et nous constatons que l’édifice
religieux a été transformé pour accueillir les clients.
Nous retournons au « San Churros » pour
effectuer notre pause. Nous commandons deux thés. Chacun reçoit une tasse, une
théière sur une large soucoupe oblongue. Une eau chaude est parfaite pour se
désaltérer après cette douche de chaleur.
Puis, nous décidons d’agrémenter notre pause d’un cacao
frappé pour André et d’un chocolat chaud pour moi. D’un seul coup, le salon se
remplit et le brouhaha augmente aussi. Nous repartons avant les cinq heures.
Nous entrons dans Uniqlo pour acheter deux t-shirts. La fille à l’accueille
nous prévient que le magasin ferme dans cinq minutes. Nous lui faisons comprendre
que nous en avons pris connaissance.
Vers dix-huit heures commence la sortie des spectateurs
du tournoi de rugby. Les escaliers vomissent un troupeau continuel de personnes
qui sont agglutinés devant les feux de signalisation. Lorsque le vert s’allume,
la grappe d’individus traverse la rue jusqu’à ce que le rouge stoppe le flot.
Le trafic hache la meute et la fluidifie. Ce qui est remarquable, c’est qu’il
n’y a pas de policiers, de CRS pour contenir la foule, tout s’effectue avec
naturel. A méditer…
Pendant ce temps, le soleil est pris par le filet d’un
vaste nuage qui s’étire au-dessus du Mount Coot-tha. Des faisceaux lumineux
irisent le ciel de ses dards soyeux et éclatants. Les nuées périphériques se
teintent de cramoisie. Alors le disque solaire s’évade laissant quelques
miettes écarlates de son passage entre les interstices du cumulonimbus assombri.
Le jour fait place à la nuit et l’azur se transforme en velours pourpre
derrière les nués moirées.
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