dimanche 12 février 2017

Brisbane - Chololatier "San Churros"



Un ciel lumineux donne un ton brillant à l’azur. Un nuage effiloché s’accroche aux montagnes lointaines des terres intérieures. Les eaux du fleuve poursuivent leur promenade vers les flots salés de l’océan Pacifique. Le soleil s’offre sans retenu, Brisbane se prépare à une journée chaude.

Extrait : Tupapau
Je sais chanter !
Des racines poussent
Qui m’ancrent à l’univers.
Michel Chevrier

Sous des rayons solaires accablants, nous marchons en direction du centre-ville. Le thermomètre indique 32°C ! La journée commence déjà fort. Les rues semblent désertes à cette heure. Les gens profitent du dimanche pour faire la grâce matinée ! Au stand « Vege Rama » nous commandons deux TakeAways, Moussaka végétarienne pour André et un deux dishes plus du riz pour moi.
Nous mangeons dans la rue piétonne sur un banc. Le soleil nous fait des clins d’œil réguliers et nous devons nous repositionner plusieurs fois pour être à l’ombre. Sur l’estrade musicale, un groupe joue du jazz pendant que nous dégustons nos plats. En face de nous, un discounteur propose des vols à bas prix à destination du monde entier.
Nous remontons Queens street et nous stoppons au kiosk à journaux pour acheter le « WeekEnd Australian ». Puis nous continuons sur la rue jusqu’à Creek Street pour atteindre RiverSide. Là, nous effectuons une pause dans un café au  The Coffee Club Eagle Street Pier. La terrasse possède une vue sur le fleuve. Un vent tiède rafraîchit l’air saturé de chaleur.
Nous longeons Eagle Street à la recherche du Marché de RiverSide. Il semblerait que celui-ci soit déjà terminé. Nous ne le trouvons nulpart pourtant je l’avais repérer déjà sur internet au 1 Eagle Street près du City Botanic Gardens. Peut-être que la canicule a fait fuir les exposants. D’ailleurs nous constatons peu de monde sur la promenade.
Ensuite, nous explorons la Charlotte Street qui s’arrête George Street. Nous découvrons un chocolatier « San Churros » qui fait référence à la découverte du chocolat par les conquistadors espagnols. Le controversé Herman Cortès a ramené le cacao à la cours de Madrid et assez vite est devenu la boisson aristocratique par excellence. San Churros aurait démocratisé le chocolat pour la plèbe.
Un peu plus haut, nous repérons la boutique « Archives Fine Books » qui propose plus d’un million de titres. C’est l’accroche publicitaire. La librairie est fermée. Nous irons explorer cette caverne d’Ali baba un autre jour.
Sur le même trottoir, nous voyons une église « Saint Luke » transformée en un restaurant proposant essentiellement des Pancakes (des crêpes épaisses anglais). Nous entrons et nous constatons que l’édifice religieux a été transformé pour accueillir les clients.
Nous retournons au « San Churros » pour effectuer notre pause. Nous commandons deux thés. Chacun reçoit une tasse, une théière sur une large soucoupe oblongue. Une eau chaude est parfaite pour se désaltérer après cette douche de chaleur.
Puis, nous décidons d’agrémenter notre pause d’un cacao frappé pour André et d’un chocolat chaud pour moi. D’un seul coup, le salon se remplit et le brouhaha augmente aussi. Nous repartons avant les cinq heures. Nous entrons dans Uniqlo pour acheter deux t-shirts. La fille à l’accueille nous prévient que le magasin ferme dans cinq minutes. Nous lui faisons comprendre que nous en avons pris connaissance.
Vers dix-huit heures commence la sortie des spectateurs du tournoi de rugby. Les escaliers vomissent un troupeau continuel de personnes qui sont agglutinés devant les feux de signalisation. Lorsque le vert s’allume, la grappe d’individus traverse la rue jusqu’à ce que le rouge stoppe le flot. Le trafic hache la meute et la fluidifie. Ce qui est remarquable, c’est qu’il n’y a pas de policiers, de CRS pour contenir la foule, tout s’effectue avec naturel. A méditer…
Pendant ce temps, le soleil est pris par le filet d’un vaste nuage qui s’étire au-dessus du Mount Coot-tha. Des faisceaux lumineux irisent le ciel de ses dards soyeux et éclatants. Les nuées périphériques se teintent de cramoisie. Alors le disque solaire s’évade laissant quelques miettes écarlates de son passage entre les interstices du cumulonimbus assombri. Le jour fait place à la nuit et l’azur se transforme en velours pourpre derrière les nués moirées.

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