Après quelques averses pendant la nuit, les nuages
gonflés s’accumulent en paquets dispersés dans le ciel azuré de Brisbane. Les
rayons solaires blanchissent les nuées soyeuses. Un hélicoptère traine un
drapeau publicitaire « Meerkat toys are here », traduit en français
cela donne « Les peluches suricates sont arrivées ».
Le fleuve continue tranquillement son périple vers
l’océan Pacifique à peine perturbé par les ferries qui traversent de rive en
rive les berges de Brisbane.
Extrait : Pauvre Sergent
La
guerre devint sa culture,
L’homme
désigné son ennemi juré.
Michel
Chevrier
Lorsque nous sortons de l’appartement, nous avons la
surprise de constater que l’ascenseur est en panne. Il y a dix-neuf étages
d’escalier à descendre puis à monter si nous voulons sortir. Nous décidons de
ne pas prendre le risque que l’élévateur ne soit pas réparé à notre retour en
fin d’après-midi.
Alors je descends chercher le repas au restaurant
Govinda’s Vegetarian sur Georges Street. Je prends deux boites médium en
« take away ». Puis je reviens au Park Régis. Je remonte les dix-neuf
étages. Ainsi nous mangeons confortablement dans l’appartement. Le soleil ne
frappe pas encore contre les vitres de la pièce principale. Nous avons une vue
du fleuve en pleine lumière. Les nuages jouent à travers le ciel un
chassé-croisé de bulles cotonneuses.
Après le repas, l’ascenseur semble être encore en panne. Donc
nous préférons rester à l’appartement jusqu’à ce que l’élévateur soit
opérationnel. Je repars en ville pour effectuer des achats au Coles sur Queens
Street. La chaleur étouffe et la foule envahit les rues. Est-ce en raison de
deux prochains jours du tournoi de rugby ? Je ne peux le dire.
Les achats terminés, je décide d’acheter le journal
« Sydney Morning Herald ». Lorsque je passe devant l’hôtel de ville,
je remarque l’installation du festival « Welcome to taste of Asia ».
Des ombrelles de teintes différentes pendent au-dessus de la place.
Ensuite, je retourne à l’appartement en passant par la
réception. Une queue impressionnante attende devant l’hôtesse. Une personne
obèse attend dans le fauteuil probablement qu’il lui sera difficile de monter
les escaliers vu son poids. La dame, devant moi, annule sa réservation car elle
ne veut pas monter les escaliers.
Vient mon tour, je demande si l’ascenseur sera réparer
demain. L’hôtesse ne sait pas car elle n’a pas encore reçu de diagnostic du
technicien. Elle présente ses excuses pour cet inconvénient. Et renouvelle
encore ses excuses. Je remonte les dix-neuf étages pour atteindre
l’appartement.
Doucement, le soleil glisse derrière le Mount Coot-tha
trainant avec lui les rayons dorés. Les nuées effilochées sont pris d’un phare
et se colore de vermeil. Puis le ciel s’embrasent, la fournaise des confins
demeure le spectacle quotidien et pourtant jamais le même du début de la nuit.
Un drap effiloché taché de sang estompe l’azur qui se calcine vers l’horizon.
Puis les ombres s’allongent pour faire place à la noirceur de la soirée. La
journée prend fin avec cette scène toujours renouvelée.
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