mardi 21 février 2017

Brisbane - Queens Gardens



Au matin, le ciel tire vers l’azur, un bleu uniforme et lumineux. Les troupeaux de nuages s’en vont tranquillement vers les terres intérieures. L’horizon éclatant rassemble les nuées moutonneuses sagement rangées par strate. Le fleuve continue son passage vers les eaux salées du Pacifique emportant les images éphémères des agitations des hommes. La chaleur reste constante et fidèle.

Extrait : Les pierres
Les pierres que nous avons jetées, je les entends tomber, cristallines, à travers les années. 
Tomas Tranströmer
 
 Une chaleur écrasante s’abat sur nos épaules. Les rayons brulants du soleil fouettent notre nuque. Les cheveux ont l’impression d’être passé dans un four. Nous mangeons au restaurant Govinda’s Vegetarian. Aujourd’hui la salle demeure moins animée.
Ensuite, nous longeons George street jusqu’à Raddacliff Place. A la terrasse du Café Shingle Inn, nous sirotons chacun un cappuccino. Sur l’esplanade, deux photographes (étudiants probablement) installent un rail pour l’appareil photo, l’objectif est fixé sur le mur de l’hôtel trésor. Le boitier glisse le long de la glissière pendant qu’un cliché est pris à peu près toutes les dix secondes environ. Je suppose que c’est pour un film un projet scolaire.
Nous continuons sur George Street jusqu’à Queens Gardens. Un aigle aux ailes déployées nous accueille à l’entrée du parc. Devant le bâtiment du Trésor se dresse une statue de la Reine Victoria.
Au Laneway 181 George Street, nous découvrons le  Bean Cafe, art et boissons. Dans la ruelle d’anciennes affiches, des tags et marques recouvrent les murs. Le soleil est atténué par le passage de nuages. Ces derniers s’élancent vers le sud sans s’arrêter sur Brisbane. Ils croisent d’autres qui roulent lentement vers les Terres Intérieures à peine perturbés par les plus rapides.
En fin d’après-midi, une troué permet de contempler un morceau voilé de l’astre solaire. Une douce lueur douce se projette autour de la source lumineuse. Parfois, un gros nuage passe à toute allure devant l’œil étincelant. Quand notre étoile s’évade de l’autre côté de la terre, les nuées chatoient d’un velours onctueux cramoisi. Le fleuve prend aussi des teintes vermillon hérité du ciel.
Pendant de longues minutes, le spectacle enchante nos yeux avec ses rouges éclatants et ses reflets sombres jusqu’à ce que la nuit assombrisse la voute céleste.

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