Au matin, le ciel tire vers l’azur, un bleu uniforme et
lumineux. Les troupeaux de nuages s’en vont tranquillement vers les terres
intérieures. L’horizon éclatant rassemble les nuées moutonneuses sagement
rangées par strate. Le fleuve continue son passage vers les eaux salées du
Pacifique emportant les images éphémères des agitations des hommes. La chaleur
reste constante et fidèle.
Extrait : Les pierres
Les pierres que nous avons jetées, je les entends tomber,
cristallines, à travers les années.
Tomas
Tranströmer
Une chaleur
écrasante s’abat sur nos épaules. Les rayons brulants du soleil fouettent notre
nuque. Les cheveux ont l’impression d’être passé dans un four. Nous mangeons au
restaurant Govinda’s Vegetarian. Aujourd’hui la salle demeure moins animée.
Ensuite, nous longeons George street jusqu’à Raddacliff
Place. A la terrasse du Café Shingle Inn, nous sirotons chacun un cappuccino.
Sur l’esplanade, deux photographes (étudiants probablement) installent un rail
pour l’appareil photo, l’objectif est fixé sur le mur de l’hôtel trésor. Le
boitier glisse le long de la glissière pendant qu’un cliché est pris à peu près
toutes les dix secondes environ. Je suppose que c’est pour un film un projet
scolaire.
Nous continuons sur George Street jusqu’à Queens
Gardens. Un aigle aux ailes déployées nous accueille à l’entrée du parc. Devant
le bâtiment du Trésor se dresse une statue de la Reine Victoria.
Au Laneway 181 George Street, nous découvrons le Bean Cafe, art et boissons. Dans la ruelle
d’anciennes affiches, des tags et marques recouvrent les murs. Le soleil est
atténué par le passage de nuages. Ces derniers s’élancent vers le sud sans
s’arrêter sur Brisbane. Ils croisent d’autres qui roulent lentement vers les
Terres Intérieures à peine perturbés par les plus rapides.
En fin d’après-midi, une troué permet de contempler un
morceau voilé de l’astre solaire. Une douce lueur douce se projette autour de
la source lumineuse. Parfois, un gros nuage passe à toute allure devant l’œil
étincelant. Quand notre étoile s’évade de l’autre côté de la terre, les nuées
chatoient d’un velours onctueux cramoisi. Le fleuve prend aussi des teintes vermillon
hérité du ciel.
Pendant de longues minutes, le spectacle enchante nos
yeux avec ses rouges éclatants et ses reflets sombres jusqu’à ce que la nuit
assombrisse la voute céleste.
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