lundi 27 février 2017

Brisbane



Un flot de nuages se déverse sur le ciel de Brisbane. Une diversité de forme se superpose pour former un long fleuve grisâtre roulant vers le nord. Vers les confins, une langue d’azur résiste à la déferlante des nuées. Les terres de l’ouest reçoivent les rayons secs du soleil. Le Mount Coot-Tha s’illumine quelques instants lors d’une déchirure nuageuse. 

Extrait : Maisons suédoises solitaires
La maison sur une île du fleuve
Qui couvre ses premières pierres.
Une fumée constante – on brûle
Les documents secrets de la forêt.
Tomas Tranströmer

Les nuages au ventre plat continuent à défiler sur un ciel morcelé. Nous mangeons au restaurant Govinda’s Vegetarian. Nous remarquons quelques habitués. Notre conversation s’oriente vers les déboires des politiciens en France. Même dans la presse australienne note la situation singulière de la politique français. Nous effectuons quelques parallèles, toutes proportions gardées, avec les Etats-Unis.
Lorsque nous sortons, le soleil perce à travers les nuées fractionnées. Nous remontons George street jusqu’à la place Raddacliff. Quelques minutes après notre arrivée, deux cappuccinos arrivent sur notre table alors que nous n’avons pas encore passés à la caisse. Qui nous les a commandés à notre place ? Le mystère restera entier.
Le ciel s’assombrit. Seul l’horizon connaît un intermède lumineux.
Un gros nuage sombre s’installe au-dessus du Mount Coot-Tha. Quelques touches de pinceaux violacées viennent éclairer cette masse grise de Payne. Le soleil effacé glisse tel un fantôme au loin de la montagne. Puis dans un nouvel effort, quelques menues nuées s’empourprent soulignant la fin de la journée.
Puis ce fut le tour des confins à s’enflammer. Le mélange entre les filaments gris et les roses s’entremêlent pour créer des rayures lumineuses dans les terres intérieures vers l’ouest. La nuit s’invite et la voute céleste s’enfonce dans la noirceur.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire