samedi 18 février 2017

Brisbane - South Bank



Un océan de nuages se déploie dans le ciel de Brisbane. Quelques taches d’azur trouent le manteau grisâtre. Puis lentement, les nuées s’effilochent pour former une trame flottante, vague. Il ne reste quelques souvenirs des cumulus sur un azur lumineux. Le soleil exprime toute sa force et la chaleur prouve son ardeur. 

Extrait : Prélude
L’éveil est un saut en parachute hors du rêve,
Libéré du tourbillon qui l’étouffe, le voyageur
Tombe…
Toma Tranströmer

Sous le soleil chaleureux de Brisbane, nous mangeons au restaurant Govinda’s Vegetarian. Pour que la journée compte, nous décidons de déguster des douceurs. Le Jimmy’s on the mall remporte nos suffrages. Une table à l’angle du restaurant au premier étage nous attend. La place possède une vue plongeante sur Queens Street et Albert Street. Nous commandons deux cappuccinos, un tiramisu pour André et un Orange Almonds Cake pour moi.
Devant la CitiBank, un homme a installé une petite échoppe ambulante où il confection des animaux avec des ballons. Nous observons sa dextérité depuis notre perchoir. Des enfants émerveillés achètent des coccinelles. Une activité importante se déroule devant nos yeux. Les gens vaquent à leur occupation.
J’acheté le journal Australian Week-End et André jette un œil à l’hôtel du Trésor sur la place Reddacliff. La chaleur s’installe pour la journée. Nous traversons le pont Victoria qui enjambe le fleuve de Brisbane. Nous atteignons South Bank. Sur la berge, nous découvrons les lettres de la ville étalées devant la rivière. Les touristes effectuent des clichés.
La roue domine la rive avec ses petits godets qui transportent les visiteurs dans le ciel. Nous passons devant le QPAC, Queensland Performing Arts Centre. Le centre d’art propose une exposition gratuite : Dramatics Imaginations, imaginations théâtrales. Nous découvrons les costumes de quelques spectacles du QPAC. Le ballet « When time stops » de Natalie Weir attire mon attention. Dans le labyrinthe du complexe lyrique, nous tombons par hasard, si il existe, sur la billetterie. André interroge pour savoir les disponibilités pour le ballet « The Sleeping Beauty », la belle au bois dormant. Il y a deux places qui nous attendaient.
Nous prolongeons notre promenade jusqu’au GOMA, Queensland Art Gallery & Gallery of Modern Art. Nous ne visitons que le premier étage où des artefacts colorées attirent notre œil. Des chevaux composés de raphias colorés  s’alignent dans une grande salle pendant qu’un film passe en arrière-plan. La scène montre des danseurs revêtus de ces équidés colorés s’agiter dans tous les sens.
Puis nous décidons de traverser le fleuve sur le pont « William Jolly Bridge » qui débouche presque au pied de la tour « Park Regis ».
Curieusement les nuées s’accumulent en fin de journée au Sud-Ouest vers les terres intérieures. Le soleil décline lentement derrière le Mount Coot-Tha passant brièvement devant une formation nuageuse déchiquetée. L’ambre s’impose un moment pour les cumulus lointains pour virer vers les orangés après la disparition du disque solaire.
Des cirrus solitaires se désagrègent dans le ciel d’azur. Quelques touches de traits blanches s’installent au hasard avant de retourner vers le néant. Une barrière sombre impose sombrement sa présence aux confins de Brisbane. Puis c’est le dernier soubresaut du couche de soleil où les franges ébouriffées nuageuses se teintent en rouge avant de retomber dans la nuit.

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