samedi 25 février 2017

Lone Pine Koala Sanctuary - Brisbane



L’azur resplendit de toute la force de l’été. Quelques légers nuages flottent au gré des vents aux confins des terres intérieurs vers l’ouest. La carté semble si profonde que le blanc des façades en devient aveuglant. Un scooter perturbe le flot du fleuve avec son ivresse de vitesse.

Extrait : élégie
Il y a un carrefour dans chaque instant.
La mélodie des distances y afflue, s’y retrouve.
Tout s’y confond en arbre touffu.
Tomas Tranströmer

Une heure avant midi, une armada de nuées glisse dans un ciel turquoise. Les voiles blanches et gonflées poussent les navires cotonneux vers le nord.
Nous allons un peu en avance au restaurant Govinda’s Vegetarian. Comme les Samedi précédent, la fréquentation est moindre. Puis nous allons au Meyer Centre pour prendre le bus n° 430 au dépôt Queens street. Un couple de filles attend tout en pianotant sur leur téléphone.
A l’heure pille, le car se positionne devant la porte 2c. Nous entrons dans le bus et nous voici partis pour un trajet de cinquante minutes environ. Le pont Victoria est traversé. Puis nous zigzaguons dans South Bank jusqu’au pont Go Between Bridge. Devant nous se trouve Milton. Le bus longe la Corronation Road et passe devant Regatta Pier. A Indoorropilly, un grand shopping center se dresse au-dessus de la colline. Vers Kenmore, le car effectue une pose devant la Kenmore State School. Puis nous reprenons notre périple jusqu’à Fig Tree Pocket où se trouve le fameux Lone Pine Koala Sanctuary. Nous descendons là.
Avant d’entrée dans le parc, nous dégustons chacun un cappuccino au Riverside Café. Nous les sirotons sur une terrasse où des tables et des chaises sont mises à la disposition des clients. Ensuite, nous dirigeons vers les caisses où une queue se forme. Nous voyons des panneaux indiquant les distances avec quelques grandes villes : Paris se trouve 16568 kilomètres d’ici, et Bangkok à 7 276. Après l’entrée, à notre droite, nous entrons dans la zone des chauves-souris. Nous les voyons pendus sur leurs pattes la tête vers le bas. Impressionnant. Puis en descendant, nous apercevons les premiers Koalas. Ce sont des sortes de nounours qui sont accrochés aux branches. Chaque mouvement est effectué avec lenteur et précision. Parfois, nous les voyons ouvrir leur petite bouche pour avaler quelques feuilles d’eucalyptus, leur met favori. Dans un box, nous voyons des Koalas à la retraite. Tous dorment dans la paix d’une vie bien remplie, à rien faire.
Ensuite, nous allons dans l’enclos des grands animaux. Nous retrouvons nez à bec avec des émeus. Ce sont des sortes d’autruches avec des têtes maquillés aux rimmels bleus. Leurs deux yeux orangés vifs semblent dire qu’ils sont étonnés d’être encore vivants.
Deux lorikeets, perroquets aux plumages aux couleurs vives, volent la nourriture des émeus. Ils se battent pour un morceau comme deux politiciens pour la même place.
Puis nous découvrons les kangourous. Ils se laissent nourrir par les touristes. Ils montrent beaucoup de patience envers des personnes qui sont exigeantes. Chacun de nous volant leur bobine pour les immortaliser avec nos faces souriantes.
Nous passons devant des vivariums où des lézards dorent au soleil. Ils ressemblent un peu aux touristes le long des plages le ventre collant sur le sable ou sur un pliant. En faisant le tour du parc, nous découvrons d’autres merveilles de la nature.
Vers les seize heures, nous sortons du sanctuaire pour déguster un milkshake à la banane en attendant le bus pour retourner à Brisbane.
Dès les dix-huit heures, l’astre du jour commence sa descente vers le Mount Coot-Tha. Des nuages aux formes de lentilles filent vers le nord. Ils suent d’une lumière ambre frappés par le soleil couchant. Sur les collines, le ciel bave d’une couleur orangé. Puis l’or prend le relais pour embraser l’éther.
Dès que le soleil disparait, le ciel commence à s’assombrir. Aux confins des terres intérieurs, une muraille grise foncée se dresse empêchant les rayons du soleil de s’échapper. Seul au-dessus du Mount Coot-Tha les rouges peuvent s’exprimer. La nuit efface les couleurs et la ville s’illumine des éclairages publics.

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