Après les pluies de la nuit, le sol semble humide et
sombre. Les nuées éparses stagnent au-dessus de Brisbane. Aux confins une bande
d’azur illumine l’horizon où quelques nuages moutonneux forment un troupeau en
route vers la bergerie céleste. Les rayons du soleil rasent les cirrus éclairés
comme des luminophores. Le fleuve reste imperturbable aux agitations humaines.
Il continue tranquillement son destin vers l’océan Pacifique.
Extrait : Méditation indignée
La
tempête furieusement fait tourner les ailes du moulin
Dans
la nuit, et elle moud le néant. – Telles sont les lois
Qui
t’ôtent le sommeil.
Tomas
Tranströmer
Les nuées s’étiolent, et le soleil offre généreusement
ses rayons ardents. Nous parcourons George Street jusqu’au restaurant Govinda’s
Vegetarian. La salle est pleine, et les conversations créent un fond sonore qui
empêche toute conversation. Nous quittons l’établissement avec plaisir pour
retrouver la paix toute relative de la rue.
Nous tournons sur Ann Street pour atteindre la Gare
Centrale. Là, nous prenons le train en direction de l’aéroport. Nous quittons
le wagon à Fortitude Valley. Il y a environ huit minutes de distance entre les
deux stations. Ce quartier possède deux attractions d’importance.
La première est le Chinatown de Brisbane. La rue est
piétonnière. Sur le haut vent qui protège une partie du trottoir sont suspendu
des lampions sphériques de couleur rouge, la couleur porte bonheur pour les
chinois. Nous trouvons un café sympathique : Docteur Coffee. Il torréfie
eux-mêmes leur grain de café. Nous dégustons un cappuccino accompagné d’un
Chocolat Hazelnut Baci.
Un client au sourire de « Bruce le tout
puissant » nous propose de nous prendre en photo. Nous acceptons. Puis un
autre nous indique une destination intéressante au nord de Brisbane sur la Sunshine
Coast à environ cent kilomètre et deux heures de train.
La deuxième est Brunswick Street, une zone piétonnière
qui regroupe des commerces et des cafés. En ce lundi, l’animation ne semble pas
très grande. Cette route se poursuit jusqu’à NewFarm vers le PowerHouse. Nous
prenons une rue perpendiculaire Wickham street. Nous découvrons un iconic grand
café The Wickham Established. L’architecte de l’établissement est le fameux
Richard Gailey. L’hôtel Oriental est terminé en 1885 avant de devenir un
établissement en 2014 un espace ouvert à la diversité culturelle.
Ensuite nous arpentons James Street où un petit
« market » propose quelques produits frais. Nous achetons deux
pâtisseries françaises, une brioche aux sucres et un pain au chocolat à une
boulangerie. Nous décidons de revenir dans le centre en prenant Ann Street.
Ainsi nous effectuons la jonction avec la Gare Centrale.
En fin d’après-midi, le disque soleil devient que le
fantôme de lui-même derrière le rideau de nuées. Il prit dans un vortex nuageux
qui l’aspire vers le néant. Au loin au-dessus de cette masse aux arabesques
mouvantes, au-dessous d’une fragile frange incandescente, une trouée de lavis ambre sur turquoise
éclaire les confins des terres intérieures. Un ocre sombre souligne les
montagnes.
Dans un sursaut, le soleil embrase la masse nuageuse
et les fouette de teinte orangé. Puis le ciel s’enflamme avec ses rouges
vermeille de braise et même le fleuve est incendié de pourpre. Longtemps, les
couleurs chaudes animent les nuées. Lorsque la nuit s’annonce assombrissant le
ciel, l’horizon conserve une lumière d’or derrière les montagnes en ombre
chinoise.
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