lundi 20 février 2017

Brisbane - Fortitude Valley



Après les pluies de la nuit, le sol semble humide et sombre. Les nuées éparses stagnent au-dessus de Brisbane. Aux confins une bande d’azur illumine l’horizon où quelques nuages moutonneux forment un troupeau en route vers la bergerie céleste. Les rayons du soleil rasent les cirrus éclairés comme des luminophores. Le fleuve reste imperturbable aux agitations humaines. Il continue tranquillement son destin vers l’océan Pacifique.

Extrait : Méditation indignée
La tempête furieusement fait tourner les ailes du moulin
Dans la nuit, et elle moud le néant. – Telles sont les lois
Qui t’ôtent le sommeil.
Tomas Tranströmer
 
Les nuées s’étiolent, et le soleil offre généreusement ses rayons ardents. Nous parcourons George Street jusqu’au restaurant Govinda’s Vegetarian. La salle est pleine, et les conversations créent un fond sonore qui empêche toute conversation. Nous quittons l’établissement avec plaisir pour retrouver la paix toute relative de la rue.
Nous tournons sur Ann Street pour atteindre la Gare Centrale. Là, nous prenons le train en direction de l’aéroport. Nous quittons le wagon à Fortitude Valley. Il y a environ huit minutes de distance entre les deux stations. Ce quartier possède deux attractions d’importance.
La première est le Chinatown de Brisbane. La rue est piétonnière. Sur le haut vent qui protège une partie du trottoir sont suspendu des lampions sphériques de couleur rouge, la couleur porte bonheur pour les chinois. Nous trouvons un café sympathique : Docteur Coffee. Il torréfie eux-mêmes leur grain de café. Nous dégustons un cappuccino accompagné d’un Chocolat Hazelnut Baci.
Un client au sourire de  « Bruce le tout puissant » nous propose de nous prendre en photo. Nous acceptons. Puis un autre nous indique une destination intéressante au nord de Brisbane sur la Sunshine Coast à environ cent kilomètre et deux heures de train.
La deuxième est Brunswick Street, une zone piétonnière qui regroupe des commerces et des cafés. En ce lundi, l’animation ne semble pas très grande. Cette route se poursuit jusqu’à NewFarm vers le PowerHouse. Nous prenons une rue perpendiculaire Wickham street. Nous découvrons un iconic grand café The Wickham Established. L’architecte de l’établissement est le fameux Richard Gailey. L’hôtel Oriental est terminé en 1885 avant de devenir un établissement en 2014 un espace ouvert à la diversité culturelle.
Ensuite nous arpentons James Street où un petit « market » propose quelques produits frais. Nous achetons deux pâtisseries françaises, une brioche aux sucres et un pain au chocolat à une boulangerie. Nous décidons de revenir dans le centre en prenant Ann Street. Ainsi nous effectuons la jonction avec la Gare Centrale.
En fin d’après-midi, le disque soleil devient que le fantôme de lui-même derrière le rideau de nuées. Il prit dans un vortex nuageux qui l’aspire vers le néant. Au loin au-dessus de cette masse aux arabesques mouvantes, au-dessous d’une fragile frange incandescente,  une trouée de lavis ambre sur turquoise éclaire les confins des terres intérieures. Un ocre sombre souligne les montagnes.
Dans un sursaut, le soleil embrase la masse nuageuse et les fouette de teinte orangé. Puis le ciel s’enflamme avec ses rouges vermeille de braise et même le fleuve est incendié de pourpre. Longtemps, les couleurs chaudes animent les nuées. Lorsque la nuit s’annonce assombrissant le ciel, l’horizon conserve une lumière d’or derrière les montagnes en ombre chinoise.

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