Le rideau de nuées grises tamise les rayons du soleil. Le
ciel morcelé d’azur brille d’une lueur fantomatique. La rivière de Brisbane
continue sa calme route emportant les flots bruns vers le Pacifique.
Des ouvriers œuvrent sur les échafaudages qui recouvrent
le pont du chemin de fer : Merivale Bridge. Le jeu de mécano crée une
structure qui enveloppe la construction occulté jusqu’à présent.
Extrait : Erreur judiciaire
En
vérité, je vous le dis,
A
vouloir mettre le temps en cage
Et
les poètes à la raison,
C’est
votre vie que vous mettez en prison.
Michel
Chevrier
Vers les midis, nous quittons l’appartement pour aller
manger. Nous remontons Georges street jusqu’au restaurant Govinda’s Vegetarian.
La salle est fortement occupée, nous trouvons une petite place au près des
cuisines. Les employés s’animent pour servir une fréquentation qui semble plus
importante.
Après le repas, nous remontons la rue jusqu’à la Place
Reddacliff. Nous installons à la terrasse du Café Shingle Inn où nous buvons
deux cappuccinos. Un vent agréable souffle pour nous rafraîchir. Les nuages se
sont enfuis et l’azur est presque immaculé. La chaleur remonte accompagnée par
les rayons ardents du soleil.
A North Quay nous prenons le Ferry qui remonte la rivière.
Nous passons devant la tour du Park Regis. Nous pouvons observer le travail
effectué sur le Merivale Bridge, l’enchevêtrement des échafaudages. Nous
sortons à Milton Quay. Nous longeons Park Street qui semble être la rue
principale du quartier.
Nous remarquons la Tour Eiffel qui dépasse des commerces
un peu en contre-bas. Le monument est à cheval entre le restaurant et le café
Dolce Vita. Après quelques instants à observer la construction en acier, nous
tournons sur Gordon Street. Au fond de la rue, nous découvrons une maison sur
pilotis qui est en vente à l’enchère. Le bâtiment est peinturluré de bleu
délavé et la construction a besoin d’un coup de jeune. La structure semble être
encore en bon état.
Après des tentatives pour atteindre quelques parcs, nous
devons rebrousser chemin faute de trouver un trajet exact. André décide de
manger un Tiramisu au Caffé Dolce Vita. Nous sommes accueillis par des
italiens. Nous choisissons une table à l’intérieur pendant qu’André déguste la
douceur, je bois un expresso.
Après cette pause, nous revenons à l’appartement en
passant par la promenade au bord de la rivière. Il nous faut à peu près une
demi-heure pour arriver à destination. La chaleur nous accompagne le long de la
marche.
Dès dix-huit heures dix, le soleil commence sa
descente derrière le Mount Coot-Tha. L’azur recouvre entièrement la voute
céleste. Quand l’astre du jour disparaît derrière la forêt, l’horizon se colore
d’ambre. La lumière intense vire à l’incandescent doré là où le fantôme solaire
s’était évanoui. Un petit nuage effilé s’empourpre au-dessus de l’horizon
filant solitairement vers les confins des terres intérieures. Quelques minutes
plus tard, les orangés font place au rose qui décline à la fin du jour.
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