mercredi 15 mars 2017

Averse sur Legian Street



Portrait et commentaire
Mais au moment de ME découvrir
JE m’effaçais et un trou se creusait
Et je tombais dedans, tout comme Alice.
Tomas Tranströmer
Ce matin un ciel d’azur resplendit sur Bali. Quelques humbles nuages dérivent en solitaire à l’horizon. Les plagistes préparent la venue des touristes. Un d’entre eux balaie la plage. D’autres posent des parasols et des transats. Tandis que certains transportent les caisses de boissons. La vie continue.
Vers midi, nous mangeons au restaurant « BaliFruits & Pie »  où nous dégustons du riz avec des légumes. Le ciel est d’un bleu étincelant quelques nuées s’effilochent vers la mer.
Ensuite, nous allons au centre commercial « BeachWalk ». Nous commandons un café americano et un café latte avec une part de Tiramisu au restaurant  « Kitchenette ». De nombreuses personnes dégustent leur plat en terrasse sous ce soleil harassant.
Vers quinze heures trente, en quelques minutes le ciel bleu se recouvre d’une épaisse couche de nuages. Puis d’un seul coup l’averse se déverse suivi d’une pluie abondante. Les cyclomotoristes revêtent leur poncho en plastique. Et, les touristes se font mouiller par les eaux. Au Legian 27 café, nous commandons deux smoothies fraise-banane. André prend un part d’un gâteau au chocolat.
Lorsque les flots du ciel semblent moins drus, nous traversons la ruelle pour acheter des ponchos. Le marchand nous annonce cinq cent mille roupies. J’éclate de rire et je sors de la boutique. Le vendeur essaie de me rattraper le coup mais il doit négocier avec André. Je me refuse de marchander. Puis la pluie cesse. Trop gourmand, le boutiquier perd la vente.
Nous nous arrêtons en chemin dans un magasin qui offre des livres de secondes mains. Il y en a des guides sur Bali et Lombok en français. Nous l’achetons pour cent cinquante mille roupies. En rentrant, quelques gouttes tombent par intermittence. Au « BaliFruits & Pie », nous commandons deux citronnades mais ils n’ont plus de limes alors nous prenons une orangeade, avec des oranges à la peau verte.
Vers les dix-huit heures, le soleil sort de la nasse des nuées grises qui planent sur la mer. Le disque est rayé par les filaments des nuages effilochés. L’ambre colore les flots et le ciel. Puis doucement, l’astre du jour glisse derrière les cirrus persistants au-dessus de l’océan. Alors le pourpre remplace les ors. Les lumières se reflètent sur les vagues s’échouant sur la plage ocre. La nuit arrive effaçant les teintes chaudes.

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