Portrait et commentaire
Mais au moment de ME
découvrir
JE m’effaçais et un trou se
creusait
Et je tombais dedans, tout
comme Alice.
Tomas
Tranströmer
Ce matin un ciel d’azur
resplendit sur Bali. Quelques humbles nuages dérivent en solitaire à l’horizon.
Les plagistes préparent la venue des touristes. Un d’entre eux balaie la plage.
D’autres posent des parasols et des transats. Tandis que certains transportent
les caisses de boissons. La vie continue.
Vers midi, nous mangeons au
restaurant « BaliFruits & Pie » où nous
dégustons du riz avec des légumes. Le ciel est d’un bleu étincelant quelques
nuées s’effilochent vers la mer.
Ensuite, nous allons au
centre commercial « BeachWalk ». Nous commandons un café americano et un café
latte avec une part de Tiramisu au restaurant « Kitchenette ». De nombreuses personnes
dégustent leur plat en terrasse sous ce soleil harassant.
Vers quinze heures trente,
en quelques minutes le ciel bleu se recouvre d’une épaisse couche de nuages.
Puis d’un seul coup l’averse se déverse suivi d’une pluie abondante. Les
cyclomotoristes revêtent leur poncho en plastique. Et, les touristes se font
mouiller par les eaux. Au Legian 27 café, nous commandons deux smoothies
fraise-banane. André prend un part d’un gâteau au chocolat.
Lorsque les flots du ciel
semblent moins drus, nous traversons la ruelle pour acheter des ponchos. Le
marchand nous annonce cinq cent mille roupies. J’éclate de rire et je sors de
la boutique. Le vendeur essaie de me rattraper le coup mais il doit négocier
avec André. Je me refuse de marchander. Puis la pluie cesse. Trop gourmand, le
boutiquier perd la vente.
Nous nous arrêtons en chemin
dans un magasin qui offre des livres de secondes mains. Il y en a des guides
sur Bali et Lombok en français. Nous l’achetons pour cent cinquante mille
roupies. En rentrant, quelques gouttes tombent par intermittence. Au «
BaliFruits & Pie », nous commandons deux citronnades mais ils n’ont plus de
limes alors nous prenons une orangeade, avec des oranges à la peau verte.
Vers les dix-huit heures, le
soleil sort de la nasse des nuées grises qui planent sur la mer. Le disque est
rayé par les filaments des nuages effilochés. L’ambre colore les flots et le
ciel. Puis doucement, l’astre du jour glisse derrière les cirrus persistants
au-dessus de l’océan. Alors le pourpre remplace les ors. Les lumières se
reflètent sur les vagues s’échouant sur la plage ocre. La nuit arrive effaçant
les teintes chaudes.
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