Lamento
Trop de choses qu’on ne peut
écrire ni passer sous silence !
Le voilà paralysé par
quelque chose qui se passe loin d’ici,
Bien que la merveilleuse
sacoche palpite comme un cœur.
Tomas
Tranströmer
A deux heures du matin, nos
voisins arrivent assez éméchés de leur soirée fortement arrosée, même une dame
chante un air faux. Ils discutent fortement pendant une heure avec une autre
couple d’amis, en faisant énormément de bruit. Ils mettent la télévision. Il
faut attendre les trois heures pour qu’ils se glissent dans leur lit.
Vers les huit heures, nous
mangeons au restaurant de l’hôtel pour le buffet du petit-déjeuner. Nous nous
installons sur la terrasse où nous avons une vue sur la mer légèrement caché
par un rideau d’arbre. La route à sens unique sépare l’hôtel de la plage. Une
muraille stylisée retient le sable pour qu’il n’envahisse pas le macadam.
Derrière le mur, les
plagistes s’activent pour accueillir les touristes. Ils mettent en place des
parasols, des transats et même une personne balaie le sable. Une cycliste
traverse la plage sur son vélo longeant la mer. La chaleur est déjà là avec un
soleil qui frappe fort les têtes.
Vers midi, nous allons
manger au « BaliFruits & Pie » au bord de la rue Kuta Beach.
Devant nous s’étend la plage. Nous commandons du riz avec des légumes et aussi
un jus de citron. Nous dégustons nos mets en regardant les gens passés, chacun
vacant à ses occupations. Puis nous retournons à l’hôtel pour siroter un
cappuccino près de la réception.
L’après-midi, nous décidons
d’arpenter un peu les rues de Kuta. Nous prenons sur Jl Raya. La rue est
étroite et nous devons nous mettre contre les murs quand un véhicule passe. Les
motocyclettes roulent dans tous les sens sans vraiment faire attention aux
gens.
Nous rejoignons l’artère
principale qui se nomme Jl Legian. Elle est réputée pour ses commerces et ses
activités de restauration. Nous découvrons de nombreux sanctuaires. Les temples
s’invitent dans la vie des gens. Les logements sont accolés aux monuments
dédiés aux divers dieux. Le visage des statues possède des formes plutôt
effrayantes.
Nous buvons un smoothie
fraise banane au « Legian 27 café ». Le plateau de la table repose
sur le bas d’une ancienne machine à coudre actionnée par les pieds. Ensuite,
nous poursuivons sur la rue principale jusqu’à la route qui mène à la plage.
Une porte ouverte sur la mer permet d’accéder au sable.
Nous longeons les pieds sur
les hauteurs car les eaux sont en contre-bas. Nous sommes régulièrement
sollicités par des rabatteurs pour profiter d’une chaise ou d’un parasol. Des
nombreux artefacts se mêlent aux sables. Lorsque nous sortons au niveau de
BeachWalk nous voyons un tas de détritus à droite de la porte. Cela ne donne
pas envie de se baigner.
Vers les dix-huit vingt
heures environ, au sommet de l’hôtel, nous observons le coucher du soleil. Les
nuées grises masquent l’astre du jour qui resplendit d’un orange vif. Puis ce
dernier disparaît pendant quelques minutes derrière une masse nuageuse dense.
Le disque jaune intense se défait de l’amas cotonneux
pour s’effacer derrière définitif. Alors vint la coloration ambre des nuages.
Et le dernier soupir du rouge envahit les nuées qui avancent doucement vers la
soirée. Au fond à l’horizon les pointes de diamants étincèlent des chaluts des
pêcheurs au fond de la nuit.
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