samedi 11 mars 2017

Les rues de Kuta Beach



Lamento
Trop de choses qu’on ne peut écrire ni passer sous silence !
Le voilà paralysé par quelque chose qui se passe loin d’ici,
Bien que la merveilleuse sacoche palpite comme un cœur.
Tomas Tranströmer
A deux heures du matin, nos voisins arrivent assez éméchés de leur soirée fortement arrosée, même une dame chante un air faux. Ils discutent fortement pendant une heure avec une autre couple d’amis, en faisant énormément de bruit. Ils mettent la télévision. Il faut attendre les trois heures pour qu’ils se glissent dans leur lit.
Vers les huit heures, nous mangeons au restaurant de l’hôtel pour le buffet du petit-déjeuner. Nous nous installons sur la terrasse où nous avons une vue sur la mer légèrement caché par un rideau d’arbre. La route à sens unique sépare l’hôtel de la plage. Une muraille stylisée retient le sable pour qu’il n’envahisse pas le macadam.
Derrière le mur, les plagistes s’activent pour accueillir les touristes. Ils mettent en place des parasols, des transats et même une personne balaie le sable. Une cycliste traverse la plage sur son vélo longeant la mer. La chaleur est déjà là avec un soleil qui frappe fort les têtes.
Vers midi, nous allons manger au « BaliFruits & Pie » au bord de la rue Kuta Beach. Devant nous s’étend la plage. Nous commandons du riz avec des légumes et aussi un jus de citron. Nous dégustons nos mets en regardant les gens passés, chacun vacant à ses occupations. Puis nous retournons à l’hôtel pour siroter un cappuccino près de la réception.
L’après-midi, nous décidons d’arpenter un peu les rues de Kuta. Nous prenons sur Jl Raya. La rue est étroite et nous devons nous mettre contre les murs quand un véhicule passe. Les motocyclettes roulent dans tous les sens sans vraiment faire attention aux gens.
Nous rejoignons l’artère principale qui se nomme Jl Legian. Elle est réputée pour ses commerces et ses activités de restauration. Nous découvrons de nombreux sanctuaires. Les temples s’invitent dans la vie des gens. Les logements sont accolés aux monuments dédiés aux divers dieux. Le visage des statues possède des formes plutôt effrayantes.
Nous buvons un smoothie fraise banane au « Legian 27 café ». Le plateau de la table repose sur le bas d’une ancienne machine à coudre actionnée par les pieds. Ensuite, nous poursuivons sur la rue principale jusqu’à la route qui mène à la plage. Une porte ouverte sur la mer permet d’accéder au sable.
Nous longeons les pieds sur les hauteurs car les eaux sont en contre-bas. Nous sommes régulièrement sollicités par des rabatteurs pour profiter d’une chaise ou d’un parasol. Des nombreux artefacts se mêlent aux sables. Lorsque nous sortons au niveau de BeachWalk nous voyons un tas de détritus à droite de la porte. Cela ne donne pas envie de se baigner.
Vers les dix-huit vingt heures environ, au sommet de l’hôtel, nous observons le coucher du soleil. Les nuées grises masquent l’astre du jour qui resplendit d’un orange vif. Puis ce dernier disparaît pendant quelques minutes derrière une masse nuageuse dense.
Le disque jaune intense se défait de l’amas cotonneux pour s’effacer derrière définitif. Alors vint la coloration ambre des nuages. Et le dernier soupir du rouge envahit les nuées qui avancent doucement vers la soirée. Au fond à l’horizon les pointes de diamants étincèlent des chaluts des pêcheurs au fond de la nuit.

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