Des rouleaux de nuages gris
s’évadent vers les terres intérieures à l’ouest. Le soleil illumine les façades
des immeubles et la chaleur s’engouffre dans les appartements. Puis les nuées
fondent pour laisser place à un ciel d’azur sur la cité de Brisbane.
Ce matin nous prenons nos
dispositions pour le départ à Darwin, territoire du nord.
Extrait : Kyrie
Parfois, ma vie ouvrait les
yeux dans l’obscurité.
Comme de voir passer dans
les rues des foules
Aveugles et agitées, en
route pour un miracle
Alors qu’invisible, je
restai à l’arrêt.
Tomas
Tranströmer
Nous mangeons au Vegeto à
Queens Plaza un plat végétarien riz avec des légumes. Au café sur la place Raddacliff,
le percolateur est en panne donc nous devons changer d’endroit pour déguster
nos cafés. Nous allons au « Coffee Iconic » sur (340) George Steets.
Nous entrons dans le jardin secret pour siroter chacun un cappuccino. Des
statues de bouddha, des fresques, ornementent la terrasse qui est enfermé entre
les murs des immeubles.
Vers quatorze heures nous
quittons l’appartement en laissant un peu de nous-mêmes. Ce fut notre chez-nous
à Brisbane pendant plus d’un mois. A Roma street station, nous prenons le
Airtrain en direction de l’aéroport domestique. Je me trompe de train, fort
heureusement, celui-ci va dans le bon sens. Nous stoppons à Central Station.
Trois minutes plus tard, nous montons dans le bon train.
A l’aéroport, nous apprenons
que nous ne pouvons pas encore enregistrer nos bagages. Nous devons attendre
encore trois heures avant de pouvoir monter dans la zone des départs. Pendant
ce temps, nous nous installons au café « Merlo Coffee » où nous
sirotons un thé rooibos pour André et cappuccino pour moi. Une connexion
internet gratuite nous permet d’utiliser notre ordinateur.
Enfin, nous voici dans
l’avion au-dessus des terres australiennes. En contre-bas, je vois une mosaïque
de lumière. J’entends l’enfant devant mon siège s’écrier « I fly, I can
fly » ce qui veut à peu près dire « Je vole. Je peux voler ». L’enthousiasme
des enfants devant les choses simples.
En effet, comment ne pas
s’émerveiller qu’un oiseau de métal puisse monter dans les airs et traverser
des milliers de kilomètres. Je vois des grappes de lueur qui sont éparpillées
au hasard sur le bush australien. Pendant qu’André lit sur le kindle, je plane
avec la musique qui flotte dans les airs de l’ipod.
D’un seul coup c’est le noir
complet, le vide des territoires du nord de l’Australie, de vastes terres sans
villes.
Nous arrivons à l’hôtel vers
les unes heures du matin, le mardi sept mars. Le sol est mouillé, ici c’est le
tropique du Capricorne. Lorsque nous arrivons à notre chambre, nous entendons
la pluie qui tapote sur le toit. Puis l’averse tropicale se déverse sur le
bungalow. Il est l’heure d’aller se reposer bercer par les gouttes d’eaux.
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