lundi 6 mars 2017

Brisbane - Darwin



Des rouleaux de nuages gris s’évadent vers les terres intérieures à l’ouest. Le soleil illumine les façades des immeubles et la chaleur s’engouffre dans les appartements. Puis les nuées fondent pour laisser place à un ciel d’azur sur la cité de Brisbane.
Ce matin nous prenons nos dispositions pour le départ à Darwin, territoire du nord.
Extrait : Kyrie
Parfois, ma vie ouvrait les yeux dans l’obscurité.
Comme de voir passer dans les rues des foules
Aveugles et agitées, en route pour un miracle
Alors qu’invisible, je restai à l’arrêt.
Tomas Tranströmer
Nous mangeons au Vegeto à Queens Plaza un plat végétarien riz avec des légumes. Au café sur la place Raddacliff, le percolateur est en panne donc nous devons changer d’endroit pour déguster nos cafés. Nous allons au « Coffee Iconic » sur (340) George Steets. Nous entrons dans le jardin secret pour siroter chacun un cappuccino. Des statues de bouddha, des fresques, ornementent la terrasse qui est enfermé entre les murs des immeubles.
Vers quatorze heures nous quittons l’appartement en laissant un peu de nous-mêmes. Ce fut notre chez-nous à Brisbane pendant plus d’un mois. A Roma street station, nous prenons le Airtrain en direction de l’aéroport domestique. Je me trompe de train, fort heureusement, celui-ci va dans le bon sens. Nous stoppons à Central Station. Trois minutes plus tard, nous montons dans le bon train.
A l’aéroport, nous apprenons que nous ne pouvons pas encore enregistrer nos bagages. Nous devons attendre encore trois heures avant de pouvoir monter dans la zone des départs. Pendant ce temps, nous nous installons au café « Merlo Coffee » où nous sirotons un thé rooibos pour André et cappuccino pour moi. Une connexion internet gratuite nous permet d’utiliser notre ordinateur.
Enfin, nous voici dans l’avion au-dessus des terres australiennes. En contre-bas, je vois une mosaïque de lumière. J’entends l’enfant devant mon siège s’écrier « I fly, I can fly » ce qui veut à peu près dire « Je vole. Je peux voler ». L’enthousiasme des enfants devant les choses simples.
En effet, comment ne pas s’émerveiller qu’un oiseau de métal puisse monter dans les airs et traverser des milliers de kilomètres. Je vois des grappes de lueur qui sont éparpillées au hasard sur le bush australien. Pendant qu’André lit sur le kindle, je plane avec la musique qui flotte dans les airs de l’ipod.  
D’un seul coup c’est le noir complet, le vide des territoires du nord de l’Australie, de vastes terres sans villes.
Nous arrivons à l’hôtel vers les unes heures du matin, le mardi sept mars. Le sol est mouillé, ici c’est le tropique du Capricorne. Lorsque nous arrivons à notre chambre, nous entendons la pluie qui tapote sur le toit. Puis l’averse tropicale se déverse sur le bungalow. Il est l’heure d’aller se reposer bercer par les gouttes d’eaux.

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