samedi 18 mars 2017

Kuta Beach

Journal de voyage africain
Nous servira peut-être de faire surgir la vérité des livres.
Il est nécessaire d’aller plus loin.
Tomas Tranströmer
Un ciel d’azur nous accueille ce matin. Quelques nuages fins glissent en solitaire vers l’horizon. La chaleur s’installe de bonne heure et rend moite les peaux. La salle du petit-déjeuner s’emplie de touristes indonésiens. Le soleil offre ses rayons en abondance. La journée promet d’être chaude.
Vers seize heures, nous allons à la paillotte « BaliFruits & Pie » pour déguster des jus. Nous commandons une banane smoothie. Pendant que sirotons notre boisson, une averse détrempe le sol. Des flots s’étanchent sur la route créant d’énormes flaques d’eau. Les conducteurs continuent à rouler à la même vitesse comme si les intempéries n’avaient aucune conséquence sur leur conduite.
Lorsque les dix-huit heures sonnent, le soleil commence sa lente descente derrière la mer. Les nuages remplissent le ciel de leur grande formation grise. A l’horizon une tache rougeâtre indique le début du coucher de soleil. Les vagues de la mer construisent des rouleaux qui viennent s’écraser à nos pieds.
Sur la plage, un surfeur essaie de dompter les flots avant que la nuit emporte la visibilité. Puis, il abandonne que le touche de pourpre s’éparpille sur la voute céleste. Un père et une mère joue avec un enfant. Les pieds marchent sur le sable mouillés. Ensuite, un couple me demande de les photographier en ombre chinoise devant les nuages rouges.
Un peu plus loin, des adolescents pratiquent le football sur le sable passablement humide. Le ballon vole dans les airs pendant que les garçons s’évertuent à le toucher avec leurs pieds ou leur tête. Le soleil s’efface et la soirée impose la pénombre.

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