Journal de voyage africain
Nous servira peut-être de
faire surgir la vérité des livres.
Il est nécessaire d’aller
plus loin.
Tomas
Tranströmer
Un ciel d’azur nous
accueille ce matin. Quelques nuages fins glissent en solitaire vers l’horizon.
La chaleur s’installe de bonne heure et rend moite les peaux. La salle du
petit-déjeuner s’emplie de touristes indonésiens. Le soleil offre ses rayons en
abondance. La journée promet d’être chaude.
Vers seize heures, nous
allons à la paillotte « BaliFruits & Pie » pour déguster des jus. Nous
commandons une banane smoothie. Pendant que sirotons notre boisson, une averse
détrempe le sol. Des flots s’étanchent sur la route créant d’énormes flaques
d’eau. Les conducteurs continuent à rouler à la même vitesse comme si les
intempéries n’avaient aucune conséquence sur leur conduite.
Lorsque les dix-huit heures
sonnent, le soleil commence sa lente descente derrière la mer. Les nuages
remplissent le ciel de leur grande formation grise. A l’horizon une tache
rougeâtre indique le début du coucher de soleil. Les vagues de la mer
construisent des rouleaux qui viennent s’écraser à nos pieds.
Sur la plage, un surfeur
essaie de dompter les flots avant que la nuit emporte la visibilité. Puis, il
abandonne que le touche de pourpre s’éparpille sur la voute céleste. Un père et
une mère joue avec un enfant. Les pieds marchent sur le sable mouillés.
Ensuite, un couple me demande de les photographier en ombre chinoise devant les
nuages rouges.
Un peu plus loin, des
adolescents pratiquent le football sur le sable passablement humide. Le ballon
vole dans les airs pendant que les garçons s’évertuent à le toucher avec leurs
pieds ou leur tête. Le soleil s’efface et la soirée impose la pénombre.
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