mardi 21 mars 2017

Kuta Beach



Oiseaux du matin
Merveille que de sentir mon poème qui grandit
Alors que je rétrécis.
Il grandit, il prend ma place,
Il m’évince,
Il me jette hors du nid.
Le poème est fini.
Tomas Tranströmer
Les nuages blanchis se promènent dans un ciel azuré lumineux. Certains d’entre eux effectuent une course effrénée vers l’horizon et perdent dans le trajet une partie de leur panache.
Les plagistes balaient le sable avant de placer les transats et les parasols De nombreux artefacts s’accumulent et sont rassemblés dans des tas, les monticules de la vie moderne.
Le vent souffle toujours fortement. Nous allons au « BaliFruits & Pie » pour déguster un riz avec des légumes. Puis nous allons au « The coffee bean & Tea Leaf » nous prenons un thé Matcha et un cappuccino accompagnés avec un cheese-cake au chocolat.
Ce soir, le coucher du soleil est voilé par un rideau de nuages gris. La mer semble démontée. Des artefacts charriés par les flots s’accumulent sur le sable gris. Des troncs d’arbre jonchent à côté des immondices laissés par les touristes.
Un surfeur courageux ou téméraire affronte les vagues de l’océan. Il ne reste pas très longtemps sur la planche. Il glisse jusqu’à la rive puis il tombe. Les couleurs du ciel refusent d’apparaître et nous retournons un peu déçu.

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