Une nuit d’hiver
Une tempête plus sérieuse
passe sur le monde.
Elle pose la bouche sur
notre âme
Et souffle pour donner le
ton. Nous craignons
Qu’en soufflant, la tempête
ne nous vide.
Tomas
Tranströmer
De nombreux nuages dérivent
sur le ciel turquoise de Bali. Le soleil terrible brille au-dessus des nuées
blanchies. Les vagues de la mer semble plus virulentes et s’écrasent sur le
sable ocre avec un bruit sourd. Est-ce une promesse de pluie ?
Vers midi, nous mangeons au
restaurant « BaliFruits & Pie » qui borde la route qui sépare la
mer de la terre. Nous dégustons du riz avec des légumes. Pendant ce temps, le
ciel devient de plus en plus sombre.
Ensuite, nous allons au
centre commercial « BeachWalk » où nous prenons un scone au Starbucks
Coffee. Puis nous commandons un café americano et un café latte avec un
cheese-cake Chicago au « The coffee bean & Tea Leaf ». Pendant
que nous sirotons nos boissons chaudes, une pluie fine tombe. Le sol se mouille
légèrement.
Après un saut dans le
supermarché, nous retournons à l’hôtel. En fin d’après-midi, nous sortons. La
circulation semble totalement arrêtée. Les véhicules ont même stoppé leur
moteur. Nous empruntons Poppie 2 et nous constatons une perturbation des flots
des voitures et des cyclomoteurs.
Lorsque nous arrivons sur
Legian Street, nous déposons les cartes postales à la Poste. La postière nous
reconnait immédiatement. Ensuite, nous longeons la rue jusqu’au Legian 27 café.
Là, nous commandons deux smoothies fraise-banane. Nous demandons une explication
à Niken sur la construction en face du café. Hélas, elle nous apprend que c’est
une maison pour des bureaux et des conférences.
Lorsque nous partons, nous
voyons le serveur Wayan dessiner dans un carnet. Il nous montre son
œuvre : une tête de monstre nommée Sidakarya. Le tracé est fin, le trait
juste et l’ensemble parfaitement réalisé. Nous retournons à l’hôtel en passant
par Poppie 1 puis nous tombons sur Poppie 2 par une transversale.
Le ciel est encore imprégné de nuages. La mer sombre
s’agite et des larges vagues s’écrasent sur le sable. Une lueur réussit à
déchirer les nuées au-dessus des flots. Quelques traits roses viennent colorer
quelques cirrus. Le soleil s’éloigne de l’horizon sans spectateur. La nuit
s’installe doucement étendant ses ombres sur le sol.
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