Pendant la nuit la pluie
tombe sur Brisbane. Au matin, les routes sont encore mouillées des averses
nocturnes. Des lambeaux de nuées du soir se trainent dans l’azur matinal. Aux
confins les nuages plus soutenus dérivent avec ténacité sur le ciel brouillé.
Les cirrus s’y unissent pour effectuer une mosaïque blanche et de bleue. Le
soleil peine à épanouir ses rayons.
Extrait : Traces
C’est comme quand un homme
va si loin dans le rêve qu’il n’arrive à se souvenir qu’il y a demeuré
lorsqu’il retourne dans sa chambre.
Tomas
Tranströmer
Vers midi, nous allons sur
Queens Street. La rue piétonne est noire de monde comme hier. Un orchestre
s’installe sur la place devant le Meyer. Un peu plus loin, un couple chante
devant un public trempé de chaleur. Nous mangeons dans le Queens Mall du riz
avec des légumes. Puis nous allons Adelaïde street jusqu’à l’arrêt 41. Nous
attendons le bus 471.
Le chauffeur nous conduit
vers le sommet du Mount Coot-Tha. Là-haut, nous avons une vue panoramique de
toute la cité de Brisbane. Les gratte-ciels forment une île de pic au milieu de
la campagne du Queensland. Au loin, nous apercevons le Pacific avec la baie de Moreton.
Nous pouvons même repérer la tour Regis Park où nous logeons.
Nous buvons un cappuccino
dans le café. Depuis la table, nous apercevons au loin la skyline de Brisbane.
La chaleur impose son poids sur notre tête. Nous reprenons le bus pour aller au
Botanic Gardens qui se trouve à un arrêt en contre-bas.
Nous déambulons lentement
entre les allées du jardin. Nous longeons une zone où poussent des agrumes. Ces
derniers sont encore verts. Nous découvrons aussi un potager qui propose des
herbes aromatiques, des piments pour la cuisine. Puis à six heure quatre, nous
montons dans le bus pour revenir dans la cité. Il fait vingt-huit degrés et
demis dans l’appartement. Heureusement l’aclim est très efficace.
A partir de dix-huit heures,
le soleil commence sa descente derrière le Mount Coot-Tha. Un rayonnement ambre
se forme autour de l’astre du jour. Puis une poignée de nuées passant par-là se
colore d’or et d’orange. Une frise irradie au sommet de la montagne comme une
dentelle dont le bord semble d’un blanc incandescent.
Les nuages qui stagnent aux
confins des terres intérieures vers l’ouest se charge de rouge et de pourpre.
Le ciel s’enflamme pour donner le change à l’absence de soleil. Puis les nuées
s’assombrissent et deviennent des ombres devant le rideau safrané.
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