lundi 13 mars 2017

Couleur de Bali



Nocturne
Une grande enveloppe essaie vainement de se glisser par l’interstice situé entre le rêve et l’état de veille.
Tomas Tranströmer
Des grosses averses se déversent pendant la nuit. Au petit matin, des flaques d’eau orpheline humidifient le sol malgré un soleil implacable dans un ciel d’azur.
Des petits oiseaux aux dos sombres, aux ailes pointues et au ventre blanc virevoltent comme des papillons autour d’un arbre devant la terrasse du petit-déjeuner.
Les plagistes s’affairent à aménager leur coin de plage pour accueillir les touristes. Après avoir mangé au BaliFruits & Pie, nous traversons la route pour sentir la mer. Nous découvrons un sable un peu sale et des vagues passablement sombres. Les rouleaux semblent convenir pour des surfeurs débutants.
Ensuite, nous décidons de prendre une boisson chaude au BeachWalk. Nous commandons deux Café latté au Kitchenette. La forte chaleur est un peu incommodante. Nous effectuons quelques courses puis les déposons à l’hôtel.
Puis nous allons en direction de la rue principale de Kuta. Nous effectuons un saut à la poste pour acheter quelques timbres pour les cartes postales. Après, nous longeons legian Street jusqu’à Legian 27 café pour siroter deux smoothies à l’ananas. La chaleur est encore très intense.
En face de la boutique, une bâtisse semble être le centre d’une activité intense. Il me semble que la construction est un ancien temple (Br. PeganBetan Kuta) transformé en une sorte de communauté avec beaucoup de garçons.
Ensuite, nous arpentons la rue Popi 1 jusqu’à la Beach Street. Nous découvrons un bouquiniste qui vend quelques livres en français. Avant d’arrivée à l’hôtel un peu après cinq heures, nous prenons deux citronnades glacées au « BaliFruits & Pie ».
Vers les dix-huit heures quinze, une masse nuageuse moutonnée au ton de gris glisse lentement vers nous. Elle ressemble à un vaisseau de coton qui se métamorphose à chaque instant. Dessous cet amas gélatineux grisâtre, un rideau plus clair la sépare de la mer. Quelques filaments s’empourprent comme une étoffe plissée de pluie rosée. Un fort vent flagelle nos visages. Quelques escadrilles d’hirondelles passent devant nous fuyant un ennemie imaginaire. La nuit s’installe en camouflant les couleurs.

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