Le navire quitte le port
d’Abu-Dhabi vers les six heures du matin. Une brume intense efface les
immeubles de la ville dans le lointain. Une trouée dans les nuées laisse
apparaître quelques lueurs du soleil. La mer calme du Golfe Persique permet une
navigation douce et l’astre du jour ressemble à un spectre discoïdal.
Des plateformes pétrolières
parsèment le parcours du navire. La mer est calme et les rides des vagues
s’allongent vers l’horizon comme un drap tendu. Un esquif en bois passe à côté
du bateau avec nonchalance. Et de temps en temps, des tankers slaloment la mer
avec leur lourd chargement.
Vers quinze heures, je vais
au « Teatro l’Avanguardia » pour suivre une conférence sur la côte
est de Fujaïrah, Kor Fakken et le sultanat d’Oman. Mme Belgrano habitant la
ville de Gênes effectue un panorama de l’histoire de la région avec un français
des plus approximatifs. Ensuite, je vais à une information sur les excursions
des deux prochains jours. Le seul communiqué valable est qu’il n’y a presque
plus de places il faut aller au bureau si nous voulons de la place. C’est le
son de cloche que nous entendons régulièrement dans les croisières.
A dix-huit heures trente, le
soleil commence sa descente dans la mer. Le disque orangé s’enfonce doucement
dans les eaux du golfe. La brume dans le lointain se teinte de pourpre et les
flots reflètent les derniers moments de l’astre du jour.
Le soir, nous allons au
« Teatro l’Avanguardia » pour regarder le spectacle « Wonderland »
librement inspiré d’Alice au pays des merveilles. Les chants sont entrecroisés
par des performances sportives et des jongleries. Un bon moment de détente
s’offre à nous.
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