mardi 28 mars 2017

Golfe Persique sur le MSC Fantasia

Le navire quitte le port d’Abu-Dhabi vers les six heures du matin. Une brume intense efface les immeubles de la ville dans le lointain. Une trouée dans les nuées laisse apparaître quelques lueurs du soleil. La mer calme du Golfe Persique permet une navigation douce et l’astre du jour ressemble à un spectre discoïdal. 
Des plateformes pétrolières parsèment le parcours du navire. La mer est calme et les rides des vagues s’allongent vers l’horizon comme un drap tendu. Un esquif en bois passe à côté du bateau avec nonchalance. Et de temps en temps, des tankers slaloment la mer avec leur lourd chargement.
Vers quinze heures, je vais au « Teatro l’Avanguardia » pour suivre une conférence sur la côte est de Fujaïrah, Kor Fakken et le sultanat d’Oman. Mme Belgrano habitant la ville de Gênes effectue un panorama de l’histoire de la région avec un français des plus approximatifs. Ensuite, je vais à une information sur les excursions des deux prochains jours. Le seul communiqué valable est qu’il n’y a presque plus de places il faut aller au bureau si nous voulons de la place. C’est le son de cloche que nous entendons régulièrement dans les croisières.
A dix-huit heures trente, le soleil commence sa descente dans la mer. Le disque orangé s’enfonce doucement dans les eaux du golfe. La brume dans le lointain se teinte de pourpre et les flots reflètent les derniers moments de l’astre du jour.

Le soir, nous allons au « Teatro l’Avanguardia » pour regarder le spectacle « Wonderland » librement inspiré d’Alice au pays des merveilles. Les chants sont entrecroisés par des performances sportives et des jongleries. Un bon moment de détente s’offre à nous.  

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